samedi 27 juin 2009

Jack'n Soda



Plus d'un mois s'est déjà écoulé. On en aurait dit dix. Tant d'évènements pertubateurs, bien que je sens le calme plat toujours tout le temps.
Tatiana m'a fait une belle surprise. En venant me rendre visite ici, elle m'a apporté bien plus que des rides de Westfalia typiques! Toutes les deux avons eu besoin d'un bon ménage des méninges. Pourquoi pas avec un Sex on the Beach, signé Rapido.
Londres en soit ne me manque pas du tout. La jungle anglaises où les imigrants racistes discriminent les jeunes canadiennes, où les natifs boivent leur vie de 9am à 11 pm, où les loyers dispendieux vous donnent à peine un endroit où vivre, où les emplois sont rares et difficiles à garder, où les rues débordent constamment de gens pressés et où les anglaises ne savent s'habiller mais jugent tout le monde quand même. Celà dit, j'ai la vague impression que ces 14 mois ne furent qu'un long rêve, frolant parfois le cauchemar.
J'aime être ici, si seulement je pouvais ramener quelques êtres chers avec moi.
Tranquillement pas vite, des projets me viennent à l'esprit. Encore tant d'endroits où j'irai un jour. Mais la réalité, surtout de nature économique, revient toujours me frapper en plein visage. Et faut me croire, elle est violente. Une vrai Lisbeth Salander. C'est pourquoi je retourne sombrer dans ma lecture.

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Merde j'ai oublié ma brique de Millenium à mon appart presque inhabitable... Comment pourrai-je vivre sans connaitre la fin de cette intrigue rebondissante aux tons de complots Suédois!? Noooon...

jeudi 18 juin 2009



J'ai maintenant un appartement avec vue du toit sur le plateau Mont-Royal. Comment pourrais-je être une blogeuse cool si je n'avais pas vue sur le plateau!
Avoir mon propre flat, sans français ni irlandais, c'est le seul vrai projet auquel je peux m'accrocher pour l'instant. Les employeurs me laissent tomber bêtement. Moi qui croyais que rien ne pouvait être pire que Proud et son habitude de laisser même ses meilleures employées en conditions précaires. *soupire* Rien n'est parfait on dirait.




Peinturer, décorer, organiser, planifier, imaginer. Rêver.



  Rien dans cette nouvelle maison ne peut m'inquiéter, car nous avons un Ninja protecteur sur le toit. Il est là tranquille guettant les moindres dangers. Il fait la loi sur les toits des environs. Jamais il ne s'ennuit, car bien que tout semble tranquille dans à cette altitude, la nuit est porteuse d'esprits sombres et de cauchemars. Ce n'est pas que depuis quelques temps mon imagination peut me jouer des tours et me foutre la trouille, c'est plutôt mon intuition qui voudrait se rendre utile, mais en vain.

lundi 8 juin 2009

Fais couler la bière et prend ta place dans le système

Je retourne tranquillement à «la vie normale».
J'ai un emploi. Je fais des drinks et je verse des bières que les clients ont commandés préalablement aux serveurs. En résumé, je travaille comme au Proud, sans les clients, sans les boss chiants, sans me faire menacer à chaque jour de perdre mon emploi, sans shots de sambucca, sans une robe noire sexy, sans anglaises capricieuses, sans anglais qui cruisent; MAIS avec beaucoup de tips, avec le respect de mon boss et des autres employés, avec une reconnaissance constante de mes efforts et de mon application à la tâche, avec tout le grand bar pour moi et moi seule. Bref, c'est comme Proud, mais en mieux.
Comme disait Mimi, le retour d'un long voyage est difficile. Tu reviens chez toi en pensant enfiler de vieilles pantouffles, mais tout a changé un peu. Ce n'est pas incomfortable, mais... Tu regarde alors autour de toi, tu vois le système qui roule, mais tu n'en fais pas partie. Trouver un emploi est donc une des premières tentatives de réinsersion dans ce système.
Voilà donc ma première tâche de vie Montréalaise d'accomplie. Je devrais me réjouir à la follie alors. Reste que je ressents un grand vide.

samedi 30 mai 2009

J'ai rapidement réalisé qu'il existait autant de types de voyages que de voyageurs, mais aujourd'hui je constate qu'il existe aussi un nombre incroyable de «retours à la maison». J'ai entendu parler d'une joie incroyable d'avoir terminé le calvaire outre-mer. Pour d'autres c'est une dépression qui semble s'étirer à jamais; on ne veut pas rester dans la routine de la maison, c'est ennuyant Mon Dieu! Certaines personnes ont maintenant un mépris nouveau pour leur nation; c'était dont mieux ailleurs! Les réactions sont infinies. Celà dit, jamais je n'aurais pu imaginer un tel retour avec Maman et Papa.
Passer de Londres à la petite banlieue tranquille qu'est St-Jean-sur-Richelieu... De ma vie absolument autonome où je vivais la fête quotidienne entre mes heures à travailler au bar Proud, mes soirées chez Marta et mes moments avec Ray, je me voyais alors revenir ici dans le calme plat, voir ennuyant à mourrir. Plus un sous en poche je devrai marcher sur mon orgueil et quémander mes parents? Et mes amis d'ici. Où sont-ils? Ah oui, déjà tous à Montréal pris entre leurs études, leur emploi et leur vie sociale déjà bien ficellée. Je devrai me faire un chemin au travers de ces horaires chargés.
Moins d'une semaine s'est ainsi déroulée.
Le coeur en santé de Papa à flanché un court moment, qui aurait facilement pu être une éternité. C'est fou comment ces 2 minutes sans battement de coeur ont changé bien des choses. Pas le temps de vivre le trauma post-voyage. Rapidement je me suis lancée a fond dans ma vie familiale. Ma Maman-Héroïne avait besoin d'un grand support émotionel, mon grand-jeune frère devait poursuivre sa vie surchargée de sportif-finissant, ma soeur voyageuse du Sud  avait le droit de savoir et du coup nécessitait un compte rendu de tout, et ce régulièrement,  et mon Papa s'ennuyait à mourrir dans un ptit lit, branché de partout et vêtu d'une étrange longue chemise verdâtre.
Londres? On dirait que ça fait déjà des années que cette grande ville comparable à une jungle n'est plus mon lieu de résidence.
Marta, Ray, j'aurais eu besoin de vous, mais comment aurais-je pu gérer toute cette situation de par chez vous?

dimanche 24 mai 2009

Saga familiale

http://www.boosterblog.comPapa est malade. À l'hopital depuis jeudi soir, où ma mère a du lui faire une réanimation cardiaque puis un employé du Nautilus a eu à utiliser le défébrilateur, il se porte de mieux en mieux.
Dehors c'est pourtant l'été qui frappe de plein fouet.
Depuis plus de 3 mois, MOI, JE suis au printemps. Tout change une fois en Amérique, c'est scientifique.
Papa est malade et il s'inquiète pour ses dossiers au bureau et pour l'ouverture de sa piscine.
Une voisine est vieille, mon frère tond son gazon. MOI j'ouvre la piscine de papa.
Ma soeur est en Équateur depuis jeudi. Elle fait un stage. Elle observe des trucs et va écrire un truc. Elle profite du beau temps et de son groupe de jeune. Elle s'en fait pour papa, mais comme nous tous, même près de lui, elle est impuissante.
Il fait beau, mon père va mieux et ma mère est à son chevet, mon frère fait des gazons, ma soeur fait des trucs en Équateur, et MOI je joins l'utilile à l'agréable en ouvrant la piscine de papa en bikini.