lundi 31 août 2009

Mais dit moi! Où sont passé tous ces gens honnêtes! -LLDC

C'est fou comment des toutes petites choses prennent rapidement beaucoup d'importance. Des petites choses comme une simple boîte noire dépliable, aussi connue sous le nom de cellulaire, ou portable pour les français... Ou un tout petit sac rouge en provenance de Londres, donc probablement fait en République Tchèque, servant à conserver la petite monnaie, beaucoup de monnaie. Un joli morceau de cuir brun replié et cousu, faisant en sorte que les nombreuses cartes (crédit, débit, assurance maladie, permis de conduire, étudiante, opus, name it) restent en place, bien coincés entre les billets de dollars canadiens et les zlotan polonais. La petite machine à photo de couleur verte pourrait être un peu moins importante, mais le hic c'est la toute minuscule carte où est entassées des centaines de photographies. Bref, des dizaines de petits objets dans ce genre se trouvait dans le petit sac à main autrefois utilisé par maman. Joli petit sac en cuirette brune, qui fut laissé toute la nuit sur le fameux vélo Tour du Québec. Moment d'idiotie dû au taux éthylique élevé dans le sang. Ben oui.
C'était simplement fou de constater à quelle point tous ces petits détails, ces petits objets à grande valeur sentimentale, ce concentré de vie, peut facilement disparaître et tout changer.
L'arabe de Chez Danny Pizza a passé bien proche de se faire accuser de vol. Moé Pis Ma Gang était prêt à débarquer avec des bats de baseball pis toute le kit. Enfin presque. Heureusement pour le monsieur qui a fermé le resto en ce dimanche soir, la petite sacoche fut trouvé au rack à vélo vers 5am par un garçon honnête. Il a d'ailleur vite fait de déclarer sa découverte au contact du HelloMoto le plus logique selon lui: Maison.

C'est beau de voir des gens honnêtes. Ça pèse lourd dans la balance de l'Honnêteté VS l'Arnaque.

La semaine dernière, un certain Spike s'est présenté vers 6am au resto. Il racontait une histoire trop confuse pour l'heure matinale. Apparament co-propriétaire de Primitive Disc Records, il avait de la crédibilité. Son but? Avoir 20$ pour payer le sérrurier car ses clés de la boutique étaient restées dans sa voiture. Il était prêt à laisser ses clés de maison en consigne. Le cerveau amoché par par la vie en général, ne comprenait rien, mais rien du tout. Ça semblait donc tout logique! Évidement! Pourquoi ne pas faire confiance à Spike et ainsi lui remettre le billet de 20$ gagner à la sueur du front de serveuse. Pas besoin de préciser que l'arnaqueur n'est jamais venu réclamé ses clés, ni rembourser les vingt dollars.

C'est difficile de croire les gens, de leur faire confiance, de juger qui dit vrai qui tente de te fourrer. Et par fourrer, on entend tous les sens du terme.

dimanche 30 août 2009

C'est l'histoire d'un français


Mimi tu reconnaitra probablement le personnage...

Il arriva à Montréal, ne sachant trop à quoi s'attendre. Oui les gens parlent français aussi, mais c'est un autre dialecte...
Il a une copine, ou plutôt une connaissance avec qui il a étudié, qui est maintenant étudiante à Montréal. Il espèrait passer un peu de temps avec elle. Ce qui s'avéra être 2 courtes journées.
Dès le tout début de son séjour au Canada, il découvrit un petit restaurant à déjeuners (ils sont fous c'est canadiens! Ils veulent dire Restaurant à PETITS Déjeuners! Pff ). La serveuse était bien sympathique même s'il est beaucoup trop tôt. Faut dire que c'est très tranquille à cette heure de semaine. Elle lui donna quelques idées de tourisme et tout. C'est alors qu'il eut l'idée de marquer son moment à ce resto en prenant la fille en photo devant l'édifice (ouais génial tout le monde vont penser que je suis devenu hyper proche de cette nana! Trop chouette!).
C'est alors qu'il revint le lendemain matin. C'était une autre serveuse, très gentille aussi. Elle lui demanda ce qu'il avait vu, et elle lui disait ensuite ce qu'il lui restait à voir sur cette île.
Il revint encore le jour suivant, puis le suivant, et ainsi de suite jusqu'à son dernier jour en sol américain.
Le dernier jour il décida par contre de faire changement, il vint sur l'heure du dinner. Pour un vrai déjeuner. Il avait prévu le coup, les deux serveuses étaient là en même temps! Il s'était heureusement mit sur son 36 en enfilant son nouveau t-shirt de tourisme Montréal représentant une jeune amérindienne genre Pocahontas accompagnée d'un loup. Oui, le Français portait un t-shirt de loup en ce dimanche matin.


C'est même avec toute cette élégance qu'il demanda poliment à la serveuse photographiée si elle voyait un inconvénient à ce qu'il publie cette photo sur son propre site internet (Qui dira encore que je suis un nerd! J'ai une photo d'une fille sur mon propre site internet!).

Il faut parfois être compatissants avec les français, ils ne sont pas tous snobs et désagréables. Ils peuvent être loser comme tout le monde...

jeudi 27 août 2009

Allez décrocheurs, raccrochez-vous!

Au primaire c'était dont la joie le retour en classe! Surtout au tout début, genre de 5 à 8 ans. On mourrait de curiosité d'enfin savoir qui allait être NOTRE prof. Et qui allait être nos amis? Parce qu'on sait tous que seulement les enfants de notre groupe allaient être nos amis cette années là.
Puis vint le secondaire où la rentrée scolaire était such a pain in the ass, comme aimait tant le dire Micheal James, MJ pour les intimes. Qui voulaient avoir des cours avec M. Mamoune, qui voulait faire des cabanes à oiseaux en Tecnho de cul, qui voulait lire des romans comme Marie fille du roi, qui voulait faire le fucking cross country? Hen quelqu'un veut répondre à ça?
Enfin le Cégep arriva, fut plaisant quoi une session? Parce qu'après tout, se sentir comme dans un high school américain avec la fameuse équipe de football qui monopolisait leur section de la café laissant les freaks et les nerds reclus dans l'autre section, c'était nul. Les profs stupids et inutiles comme Tit Dan Leclair, on s'en serait tous passé.
Même l'arrivée à l'université peut être vraiment semi comme expérience. Ça donne l'impression d'être un vrai adulte qui aura une vrai profession 3 ans plus tard. C'est déprimant quand on sait pas encore quoi faire pour les 40 prochaines années de notre vie. C'est plus que déprimant, c'est horriblement effrayant!
Certain sont ben courageaux de continuer jusqu'au bout de ce BAC, tandis que d'autre changent de programme chaque année. Et les autres décrochent tout simplement. Le problème avec le décrochage c'est que Dieu sait que travailler temps plein dans des domaines merdiques comme la restauration, ça ne stimule pas le cerveau trop trop et ÇA! c'est déprimant!
C'est pourquoi la rentrée cette année a de quoi faire mourrir d'excitation tous les décrocheurs qui se raccrochent. Enfin l'esprit en compote à force d'accomplir des tâches faciles à la chaîne va retrouver goût à la vie en étant stimuer puissance mille!
C'est tout de même un peu inquiétant, au sens où peut-être le muscle cervical aura oublié comment se comporter en classe pendant 3 heures sans arrêts, comment étudier des notes confuses de matière complexe données par un prof désorganisé, comment rédiger 20 pages sur un sujet précis comme Le Canada en Afghanistan, mission de paix ou de guerre? tout en restant objectif et en annotant en bas de page chaque source pour chaque idée donnée.
Cerveau es-tu près? Le challenge recommence! Fait tes preuves!

mardi 18 août 2009

Divertissements gratuits

La foule c'est divertissant, tout comme les endroits publics.

Observer le gras de bras d'une grosse madame qui tremble à chaque pas, c'est divertissant.

Les tatous souvent louches des wanna be rocker sont divertissants.

Les chaussures funky des passants, c'est divertissant.

Les passagers du métro avec leur grosse valise, qui tentent de se frayer un chemin dans la foule, c'est divertissant.

Les jeunes punks sans-abris qui charment les jeunes dames pour une cigarette, c'est divertissant.

Les pré ados, de toutes sortes, sont assurément divertissants. Leur style voulu recherché, mais si simple, démontrent à quel point ils croient se connaitre, mais en vain. Ça donne le goût de les arrêter pour leur dire tout bonnement: hey, je sais ce que tu ressent en ce moment, j'ai passé par ce questionnement existentiel. Tu vas t'en sortir mon grand.

Les personnes âgées, évidement, c'est divertissant.

Les nouvelles sur les quais de métro. Les nouvelles en général, mais un peu plus sur les quais de métro, c'est divertissant.

Les publicités à Montréal pour le festival de Montgolfières de St-Jean-sur-Richelieu, c'est oh combien divertissant.

Les enfants. Gossants de temps en temps, mais toujours divertissants.

Les étrangers qui jasent dans leur langue, c'est divertissant.

Bon, parfois même les accents québécois sont divertissants.

Les hommes au look de Jésus portant un speedo à la piscine municipale, c'est divertissant.

Les apprentis-futurs-artistes-photographes avec leur full equip camera sont divertissants.

Fred Péllerin et Pauline Marois qui discutent, c'est pas dans une foule, mais plutôt à Bon Baiser de France, mais ce fut divertissant.

Le dépanneur Fleur Bleue, métro Laurier, est si divertissant lui aussi.

C'est facile être diverti sans dépenser un sous. Fini le cinéma à 13$! Yeah!

lundi 17 août 2009

quand la vie tourne dans le caca


Rien ne vaut mieux qu'un petit film léger à Radio-Can un lundi après-midi de canicule, au lieu de se lever ultra trop tôt pour aller à la clinique médicale consulter pour des migraines, pfff.
«Question à 10» (Starter for 10) met en scène un jeune adulte semi-nerd, semi-cool/débauché, et sa vie tourne dans le caca. C'est étrange comment c'est plaisant de voir ça à la télévision.

jeudi 13 août 2009



«C'est hot en Criss. Tu va devenir millionnaire!»

-AC, Agréable Coloc


Comment passer d'un extrême à l'autre sans effort. La vie est dull, mais intense par tit boute. Des semaines entières se sont écoulées donnant l'impression que la vie était trop dispendieuse pour être vécue. Les frais de l'appartement Cool s'empilaient et la liste s'allongeait. Le temps libre trop fréquent, mais le manque de font forçait le coma dans le salon semi-meublé.

Une job de barmaid chixx dans un resto fut prometteuse le temps d'une fin de semaine. Puis les heures à faire couler de la bonne bière diminuèrent, atteignant le record d'une heure la semaine dernière.

Le second emploi déniché par la belle Mimi ne permettait pas de se procurer de la coca, mais qui pensait avoir du plaisir à monter des tables et les nettoyer après le passage des colons qui vont déjeuner au resto pouvait être plaisant ? En fait c'était bien, car ça signifiait: un p'tit peu plus de sous.

Le temps de payer le premier loyer vint, le stress tomba enfin. L'air fut plus facile à respirer. Ray fit introduction dans la vie montréalaise pour un court séjour de 12 jours. Le portefeuille se renfloua plus rapidement qu'il ne se vida. Surprise !

Grosse parenthèse: La Fabrique, super resto sur St-Denis tout près du métro Sherbrooke, fut absolument un délice agréable! Ça vaut la peine parfois de se gâter la bouche avec des foutus bons plats et un service digne du Ritz!

Bref. Mercredi, soit hier, c'est avec l'auto de papa que Ray fut reconduit à P.E.T. C'est aussi à ce moment qu'André, le boss de la barmaid chixx, décida de téléphoner. Il comprit rapidement que c'était non négociable pour elle ce soir là. Par contre, puisqu'une des serveuses temps plein se blessa au pied lors d'un tournoi de Volleyball (l'idée aussi de pratiquer un sport quand tu es serveuse professionnelle!!) André était en manque de staff. Pourquoi pas alors changer d'idée et finalement penser que la p'tite barmaid chixx pouvait aussi devenir serveuse hors pair? Hey bien non André, tu as raté ta chance! La grande fille a eu sa formation dans un autre restaurant et ce n'est pas chez toi qu'elle va mettre son savoir faire en application! Just too bad.

C'est environ au même moment que les déjeuners donnèrent mal au cœur à vie à un serveur sosie de Justin Timberlake, d’où sont départ précipité. Comme les latinos propriétaires du resto où les œufs sont à l'honneur trouvaient la petite bossgirl ben bonne pis ben belle, ce fut sa chance de faire plein de pourboire avec sa face sympathique!

Histoire peut-être confuse et décousue, faut l'avouer. Donc en résumé, La Blogueuse Cool s'hermita chez elle faute de fond pour aller prendre une bonne bière entre amis. Elle se découragea de chercher un emploi, déprima un brin, laissa les choses cheminer par eux-mêmes. Résultat: les deux petits emplois minables qu'elle occupait se transformèrent en métiers de rêve (pour certains du moins) exigeant d'elle beaucoup trop de temps et d'énergie pour ses jolis petits pieds et ses belles grandes jambes.

C'est aussi simple que ça. On n’a jamais ce qu'on veut dans la vie. Faut dealer avec.

mardi 11 août 2009

Comme la vie est laide! Laide!


Je sais le plaisir d'être ensemble
Je sais celui d'être seul...
-El Motor

Eh oui. C'est clair et simple. C'est toujours plaisant d'être bien accompagné. C'est aussi nécessaire d'avoir un moment de solitude de temps à autre. La balance est absolument requise. Absolument! Sinon c'est les nerfs qui embarquent et lead les humeurs. En anglais, le terme Moody décrit bien le phénomène.

Bon ok. Un blog en bout de ligne, quand il ne se passe plus rien d'excitant dans la vie de l'Auteure Cool, ça sert un peu toujours à se plaindre non?

vendredi 31 juillet 2009

Mon Ray on de soleil eil eil eil


Ray, le bel anglais quasi-inaccessible, arrivera demain soir, soit 2 jours plus tôt que prévu. Puisqu'il bookait son vol le plus tard possible, tout laissait croire que son arrivé planifié pour le 3 août serait retardé; faute de places libres, dû au coût du billet soudainement plus élevé, etc. Mais non bonne nouvelle, enfin il arrive en terre Nord Américaine!

Étrangement, Nhu-Anh pour témoin, la réaction de se changement de plan n'était pas très joyeuse. Plutôt stressée oui. On fait pas ça arriver chez les gens en avance! Tout le monde sait ça! On ne commence les préparatifs qu’à la dernière minute et on est toujours prêt qu’au moment même où l’invité se pointe! Quoiqu’à force d'y penser, la joie et le bonheur prennent le dessus sur le doute et l'inquiétude.

Rien n'est pret ici pour le recevoir dignement, et au lieu de se mettre à la tâche, la Blogueuse Cool se coolifie avec se sujet au plus au point excitant!

Bref, c'est maintenant le temps de faire imprimer des photos, de s'épiler, de nettoyer sa chambre, ouain, de nettoyer l'appart au complet, et surtout de recommencer à penser en anglais car il ne faudrait pas avoir l'air attardée!

mardi 28 juillet 2009

Lil Black tatoué su'l coeur

Cigarette, alcool, MDMA, ça n'a rien d'addictive. L'internet par contre. L'INTERNET! Wow la magie de rester chez soi tout en se croyant directement lié avec le monde entier.
«T'es ben plus geek que moi» a dit AC.
C'est peut-être un peu exagéré, mais ça expliquerait beaucoup de trucs. Pourquoi tout semblait si vide et inintéressant par exemple. Comment la solitude se faisait de plus en plus grande, même si au fond les amis se sont rapprochés de tous les côtés. La vie semblait banale et ennuyante, quoique les activités et les évènements spéciaux se soient multipliés.
La petite Justine à 9-10 ans était loin de se douter de l'effet du wifi sur sa vie lorsqu'elle commençait à pitonner sur l'ordinateur de la classe, lorsque maman a fait entrer un dinosaure dans la cuisine car il n'y avait pas d'autre endroit pour le laisser trainer, lorsque son grand cousin reçu un laptop pour Noël devant ses yeux, lorsqu'elle suivait des cours de dactylographie donnés par un frère défroqué...
Et voilà que la grande Juju ne peut plus vivre sans son Lil' Black. Ils sont inséparables. Elle réfléchit et il agit. Elle désire et il lui donne. Elle cherche et il trouve. Comme c'est beau l'amour à toutes épreuves...!

mardi 21 juillet 2009

C'est comme ça y'a pas d'raison, tu connais la chanson... LO-LA!

Csecz Tato i mamo.
Ale Beczka!
Muvie ochupinka po polsku i jestem wariatka sirenka. Tak.
Nie wiem.
Fajna supa babtcha!
Gibno kurva!
Jestem Justyna Dokurno : Zul.
Dva Wodka Zoladkowa Gorzka mint z sprite po prosa.
Dzincuja. Nie masatso.
Nie pal, nie cuam skurva seno!


Il y a des chose comme ça, qui en font rire certains aux éclats, d'autres seront offusqués, mais la plupart resteront intrigués. Ce qui n'a aucun sens pour la majortié peut être plus que signifiant pour quelques rares personnes sur cette planète. Un truc louche et étrange peut étonnament prendre tant de sens, ça en est épeurant.
Voilà pourquoi les sirènes sont soudainement si drôles et importantes, pourquoi les cappucinos sont sacrés, pourquoi le rosé semble avoir bon goût, pourquoi l'Irlande craint, pourquoi le trou national hongrois est impressionnant, pourquoi Marie peut se faire mettre par le Pape, pourquoi pourquoi pourquoi. Voilà c'est tout. C'est sans explication, ou plutôt si il y en a une, mais elle est souvent trop longue à raconter. C'est sans intérêt la plupart du temps.

mardi 14 juillet 2009

The National Eggs

Faire des drinks entre 3 et 8 heures par semaine étaient loin d'être suffisent pour payer les dépenses quotidiennes, il faut donc oublier les dettes...
C'est alors que le poste de bossgirl se présenta. Monter et démonter des tables de déjeuner pour un petit 12 hrs le weekend. Mieux que rien. Heureusement que c'est avec la belle Mimi et les latinos. Ça se prends bien. Le pourboires est loin de faire une différence, mais les gros déjeuners compris à chaque shifts additionnés au café filtre à volonté, ça plaît.
Quelques sous de plus s'accumuleront pendant que les sentiments grandissant d'incompétence et d'inutilité poursuivent leur take over.
Les temps libres se font plus fréquents que les heures travaillées et c'est un tantinet déprimant. Il faut rester occupé, sans jamais dépenser d'argent faute de fonds. Mission parfois compliquée à remplir quoique les festivals de Montréal sont toujours une bonne alternative.
The National Parcs s'est montré comme une solution idéal. Un laps de temps inouï dans un monde encore fragile. Un moment paisible pour un esprit tourmenté par le quotidien. L'échantillonnage de nature alimentant les chants parfois rapés parfois rockés créent un amalgame magique.
Qui vient faire du 4roues avec moi et un squelette?

lundi 6 juillet 2009

Jeune femme cherche moyen de transport fiable

En échange d'un deux jours d'aide de déménagement, j'ai eu droit à un joli et vieux vélo Tour du Québec. Quelques petits détails clochaient, mais après tout c'est normal lorsqu'un tas de ferraille reste entreposé docilement plusieurs mois dans un cabanon douteux. La selle était pratiquement inexistante, le frein avant inefficace, et probablement un élément clochait avec la chaîne, va savoir. C'est donc en un après midi ensoleillé où j'aurai voulu explorer ma ville avec ma bicyclette, que je suis aller porter ma nouvelle acquisition chez un expert réparateur.
Lendemain matin était l'un de ceux où rien ne peut te tirer hors du lit. Un mal de tête se faisait déjà ressentir, puisque j'avais trop dormi. C'est alors que le cellulaire de mon père, toujours emprunté, sonna. Le pro-vélo était à l'autre bout du fils pour m'annoncer que la fourche avant du vélo était plié, donc une réparation était essentielle. Le coût total montait à 125$, qui évidement était bien au dessus de mes moyens.
Voilà une fin brutale pour un rêve de cycliste en devenir...
Deux jours plus tard, soit aujourd'hui, Nhu-Anh et moi avons pris l'efficace autobus 96 Montréal-St-Jean à 9:15am afin de déjeuner avec sa famille. Le plan consistait ensuite à magasiner aux P'tites Soeurs pour équiper un peu notre nouvel appartement. Par la suite on soupait avec mon petit frère, il allait à une réunion des camps de jours, pour finalement venir avec nous à Montréal avec la voiture familiale. Le lendemain, le cher Bro avait un rendez-vous chez le dermato et nos parents revenaient d'une semaine chaude et relaxante sur les plages de Santa Clara, Cuba.
Le plan dérailla au tout début. Tranquillement en train de faire la file pour le Tim-matin bacon du beau père de Nhu, Phong, je reçu un appel de mon frère alarmé:
« Justine! dit-il hors d'haleine. J'étais en congé ce matin! Faick j'suis allé m'acheter un maillot de bain au XS Sport!
- Hmm... Oui, et il est où le problème?
- Ben je travaille à midi et le char du père est stallé en face de l'hôpital! »
Ne sachant pas que le XS sport se trouvait tout près de la fameuse hôpital de St-Jean, la discussion se poursuivie ainsi un moment. Moment bref, mais oh combien confus!
Phong nous y conduit gentiment, avec espoir de prouver sa virilité de père de famille ne boostant  l'automobile de mon pepa. Malheureusement, pour Phong qui voulait être utile et pour moi qui vit les problèmes arriver, la batterie n'était pas la cause du refus du véhicule à redémarrer... Et elle est toujours inconnue à se jour.
En bonnes filles qui ne connaissons rien aux voitures, Nhu-Anh et moi nous sommes dirigées au Canadian Tire afin d'avoir de l'aide de jeune et sexy garagistes. Désappointement ultime. Le vieille homme n'était ni attirant, ni gentil, ni enclin à nous aider... Il me donna seulement le numéro d'une compagnie de remorquage qui chargeait 60$ pour transporter la camry grise-brune, sur 200 mètres, au garage d'une grosse compagnie où l'homme de la réception me snobait. Pour le même prix, je fis porter ma voiture chez un sympathique et fiable Mario. Ni jeune ni sexy, ce monsieur a eu toute ma confiance lorsque je lui confiais ma mercury sable, alors pourquoi lui confier la vieille réguine de mon père.
Mes parents se fiant toujours sur moi pour aller les chercher mardi matin à 8am à P.E.T continuait cependant à me causer du soucis. Même avec le vélo en bon état je n'aurais pu me charger d'eux! C'est alors que je composa le numéro de téléphone de mes grands-parents, à Chambly...
Une heure plus tard mon grand-père avait passé à la pharmacie, question de profiter de ses quelques derniers moment avec son gros chrysler, puis arriva chez moi, pour me prêter sa bagnole.
J'ai bien hâte de voir la face de mes parents demain matin!

mercredi 1 juillet 2009

Sécheuse défectueuse

Retour en secondaire deux, précisément, où chaque mercredi soir (ou peut-être le mardi, je commence à douter) je m'assoyais patiement au sous-sol avec des cassettes vierges. Mon but n'étant pas d'enregistrer les chroniques de Kmorr, comme nous le conseillait le gentil Bruno Blanchet, mais bien de copier l'épisode au complet de N'ajustez pas votre sécheuse.

Ça durait 30 courtes minutes, mais Dieu que j'en riais un coup!
Puis le lendemain, évitant le retour à la vie normale, les gags de la veille devenaient le sujet de conversation numéro un.
Ensuite vint cet être déplaisant, que je ne conaissais pas encore si bien. Un dénommé Didier. Bien qu'il était secrètement amoureux d'Annnee-Mariiiee!, il ne parvenait pas à rester devant sa télévision comme tout le monde pour les 30 minutes de Bruno Blanchet qui marqueraient nos vies. Non, Didier Déplaisant avait compris que ce serait plus facile de m'emprunter mes cassettes piratés afin de regarder des heures d'affilées ces beaux moments télévisés.
Guy Jodoin était un exquis colaborateur! Les Coucous sont devenus mes idoles, et le géant du château et son ami indéfinissable les suivaient de près! Anne-Marie, Kmoor, Tite-dent, le Plombier magique, que de beaux personnages!



Bruno Blanchet et Guy Jodoin - La Parapsychologie


Une saison et la sécheuse fut ajustée. Bruno parti faire le tour du monde avec des chroniques délicieuses, et Guy Jodoin anima Sucré Salé...

samedi 27 juin 2009

Jack'n Soda



Plus d'un mois s'est déjà écoulé. On en aurait dit dix. Tant d'évènements pertubateurs, bien que je sens le calme plat toujours tout le temps.
Tatiana m'a fait une belle surprise. En venant me rendre visite ici, elle m'a apporté bien plus que des rides de Westfalia typiques! Toutes les deux avons eu besoin d'un bon ménage des méninges. Pourquoi pas avec un Sex on the Beach, signé Rapido.
Londres en soit ne me manque pas du tout. La jungle anglaises où les imigrants racistes discriminent les jeunes canadiennes, où les natifs boivent leur vie de 9am à 11 pm, où les loyers dispendieux vous donnent à peine un endroit où vivre, où les emplois sont rares et difficiles à garder, où les rues débordent constamment de gens pressés et où les anglaises ne savent s'habiller mais jugent tout le monde quand même. Celà dit, j'ai la vague impression que ces 14 mois ne furent qu'un long rêve, frolant parfois le cauchemar.
J'aime être ici, si seulement je pouvais ramener quelques êtres chers avec moi.
Tranquillement pas vite, des projets me viennent à l'esprit. Encore tant d'endroits où j'irai un jour. Mais la réalité, surtout de nature économique, revient toujours me frapper en plein visage. Et faut me croire, elle est violente. Une vrai Lisbeth Salander. C'est pourquoi je retourne sombrer dans ma lecture.

***

Merde j'ai oublié ma brique de Millenium à mon appart presque inhabitable... Comment pourrai-je vivre sans connaitre la fin de cette intrigue rebondissante aux tons de complots Suédois!? Noooon...

jeudi 18 juin 2009



J'ai maintenant un appartement avec vue du toit sur le plateau Mont-Royal. Comment pourrais-je être une blogeuse cool si je n'avais pas vue sur le plateau!
Avoir mon propre flat, sans français ni irlandais, c'est le seul vrai projet auquel je peux m'accrocher pour l'instant. Les employeurs me laissent tomber bêtement. Moi qui croyais que rien ne pouvait être pire que Proud et son habitude de laisser même ses meilleures employées en conditions précaires. *soupire* Rien n'est parfait on dirait.




Peinturer, décorer, organiser, planifier, imaginer. Rêver.



  Rien dans cette nouvelle maison ne peut m'inquiéter, car nous avons un Ninja protecteur sur le toit. Il est là tranquille guettant les moindres dangers. Il fait la loi sur les toits des environs. Jamais il ne s'ennuit, car bien que tout semble tranquille dans à cette altitude, la nuit est porteuse d'esprits sombres et de cauchemars. Ce n'est pas que depuis quelques temps mon imagination peut me jouer des tours et me foutre la trouille, c'est plutôt mon intuition qui voudrait se rendre utile, mais en vain.

lundi 8 juin 2009

Fais couler la bière et prend ta place dans le système

Je retourne tranquillement à «la vie normale».
J'ai un emploi. Je fais des drinks et je verse des bières que les clients ont commandés préalablement aux serveurs. En résumé, je travaille comme au Proud, sans les clients, sans les boss chiants, sans me faire menacer à chaque jour de perdre mon emploi, sans shots de sambucca, sans une robe noire sexy, sans anglaises capricieuses, sans anglais qui cruisent; MAIS avec beaucoup de tips, avec le respect de mon boss et des autres employés, avec une reconnaissance constante de mes efforts et de mon application à la tâche, avec tout le grand bar pour moi et moi seule. Bref, c'est comme Proud, mais en mieux.
Comme disait Mimi, le retour d'un long voyage est difficile. Tu reviens chez toi en pensant enfiler de vieilles pantouffles, mais tout a changé un peu. Ce n'est pas incomfortable, mais... Tu regarde alors autour de toi, tu vois le système qui roule, mais tu n'en fais pas partie. Trouver un emploi est donc une des premières tentatives de réinsersion dans ce système.
Voilà donc ma première tâche de vie Montréalaise d'accomplie. Je devrais me réjouir à la follie alors. Reste que je ressents un grand vide.

samedi 30 mai 2009

J'ai rapidement réalisé qu'il existait autant de types de voyages que de voyageurs, mais aujourd'hui je constate qu'il existe aussi un nombre incroyable de «retours à la maison». J'ai entendu parler d'une joie incroyable d'avoir terminé le calvaire outre-mer. Pour d'autres c'est une dépression qui semble s'étirer à jamais; on ne veut pas rester dans la routine de la maison, c'est ennuyant Mon Dieu! Certaines personnes ont maintenant un mépris nouveau pour leur nation; c'était dont mieux ailleurs! Les réactions sont infinies. Celà dit, jamais je n'aurais pu imaginer un tel retour avec Maman et Papa.
Passer de Londres à la petite banlieue tranquille qu'est St-Jean-sur-Richelieu... De ma vie absolument autonome où je vivais la fête quotidienne entre mes heures à travailler au bar Proud, mes soirées chez Marta et mes moments avec Ray, je me voyais alors revenir ici dans le calme plat, voir ennuyant à mourrir. Plus un sous en poche je devrai marcher sur mon orgueil et quémander mes parents? Et mes amis d'ici. Où sont-ils? Ah oui, déjà tous à Montréal pris entre leurs études, leur emploi et leur vie sociale déjà bien ficellée. Je devrai me faire un chemin au travers de ces horaires chargés.
Moins d'une semaine s'est ainsi déroulée.
Le coeur en santé de Papa à flanché un court moment, qui aurait facilement pu être une éternité. C'est fou comment ces 2 minutes sans battement de coeur ont changé bien des choses. Pas le temps de vivre le trauma post-voyage. Rapidement je me suis lancée a fond dans ma vie familiale. Ma Maman-Héroïne avait besoin d'un grand support émotionel, mon grand-jeune frère devait poursuivre sa vie surchargée de sportif-finissant, ma soeur voyageuse du Sud  avait le droit de savoir et du coup nécessitait un compte rendu de tout, et ce régulièrement,  et mon Papa s'ennuyait à mourrir dans un ptit lit, branché de partout et vêtu d'une étrange longue chemise verdâtre.
Londres? On dirait que ça fait déjà des années que cette grande ville comparable à une jungle n'est plus mon lieu de résidence.
Marta, Ray, j'aurais eu besoin de vous, mais comment aurais-je pu gérer toute cette situation de par chez vous?

dimanche 24 mai 2009

Saga familiale

http://www.boosterblog.comPapa est malade. À l'hopital depuis jeudi soir, où ma mère a du lui faire une réanimation cardiaque puis un employé du Nautilus a eu à utiliser le défébrilateur, il se porte de mieux en mieux.
Dehors c'est pourtant l'été qui frappe de plein fouet.
Depuis plus de 3 mois, MOI, JE suis au printemps. Tout change une fois en Amérique, c'est scientifique.
Papa est malade et il s'inquiète pour ses dossiers au bureau et pour l'ouverture de sa piscine.
Une voisine est vieille, mon frère tond son gazon. MOI j'ouvre la piscine de papa.
Ma soeur est en Équateur depuis jeudi. Elle fait un stage. Elle observe des trucs et va écrire un truc. Elle profite du beau temps et de son groupe de jeune. Elle s'en fait pour papa, mais comme nous tous, même près de lui, elle est impuissante.
Il fait beau, mon père va mieux et ma mère est à son chevet, mon frère fait des gazons, ma soeur fait des trucs en Équateur, et MOI je joins l'utilile à l'agréable en ouvrant la piscine de papa en bikini.