samedi 30 janvier 2010

Crystal Mett

Au bar le Crystal, il y a des luminaires en crystal. Des rideaux glamours. Des gens laids. Des drinks gratuits avant minuit. Un 40 onces pour les groupes V.I.P. de plus de 15 personnes. La toune de l'UQAM.
I got a feeling
'Cause tonight's gonna be a good night
Il faut faire attention à l'entrée. C'est glissant. Heureusement qu'il y a un tapis rouge pour les filles qui sortent en talons hauts, ou en béquilles.
La population entière de la ville semble s'y diriger pour profiter du nouveau concept, mais ça ne vaut pas la peine. C'est une façon de trop boire pour oublier comment c'est désagréable la vie ici.
Les militaires pullulent. Les chemises blanches trop grandes et ouvertes sur un t-shirt sans goût sont la grande mode dans ce club. La casquette rajoute beaucoup de style. C'est évident.
La meilleure chose à faire c'est de boire au Crystal, porter fièrement l'estampe, vers minuit se diriger au Metric Bar et profiter de leur estampe aussi, mais cette dernière est rarement estampillée au complet. Ensuite on peut danser avec du crystal meth (MET) sur les poignets.
Ceci étant, il faut faire attention aux jeunes couples nouvellement formés qui rompent, car il y a aussi des filles déplaisantes mais surtout bébé qui vont semer la pagaille. C'est moins drôle.

vendredi 22 janvier 2010

Josephine and Micheal


Smooth Night With Jonny's Guitar by the Famous Josephine and Michael Cool Jazz Band

Vraiment, C'est à ne pas manquer. Ils sont incroyablement bons et talentueux!

mercredi 20 janvier 2010

Proudly working at Proud

Il y a un an, une anglaise détraquée et enragée contre la vile, comme beaucoup trop de gens à Londres, a déversé sa rage sur une gentille barmaid inoffensive. Déverser est un bien faible mot, lancer, garocher, pitcher seraient des verbes plus appropriés. En effet, la petite pitoune en avait assez d'attendre, c'est surement pourquoi elle faisait la file entre deux barmans...
Elle se fait finalement servir par le sympathique Damian, aspirant comédien à surveiller soit dit en passant. Seul hic, sa collègue semble avoir un problème avec le fusil à coke qui gicle de l'eau pétillante dans un rayon d'environ  un mètre à la ronde. Oh mais non! Pour qui se prend cette barmaid à l'accent français pour lui salir sa robe de princesse achetée pour l'occasion spéciale qui est de sortir au trendy bar Proud un samedi soir achalandé? Bitch!
L'anglaise en furie pris donc son élan et lança son Whisky'n coke (sans le verre heureusement) au visage de la canadienne avant de prendre ses jambes à son cou. Après tout elle venait de gaspiller 5,60£ pour attaquer une des membres du staff... et puis les bouncers avaient l'air assez féroce!
La victime ne comprit ce qui s'était passé que lorsque ses sens reprirent fonction. L'odeur, du Whisky et le pétillant du coke... Les yeux lui brulaient à un degré intolérable puis elle commença à jurer en bonne québécoise. Les «osti», «tabarnak», «câlis» et compagnies s'enchainèrent au point d'inquiéter le gérant du Bar, l'italien qui n'avait pas été témoin de la scène.
La vue revint tranquillement. La douleur quitta au bout de 45 minutes. Le maquillage état fichu. Et la coupable portée disparue à jamais.

mardi 19 janvier 2010

2012

À quoi bon se remettre en question et s'en faire pour des futilités? Les erreurs du passé, le présent parfois compliqué, le futur incertain. Inutile. La fin du monde arrivera bien assez vite.
Maintenant que c'est un fait connu, vérifié et vérifiable, ne reste plus qu'à y croire et axé sa vie en fonction.

Recette simple d'une vie heureuse:
Une pincée de: «Vivre au jour le jour. Vivre au jour le jour. Vivre au jour le jour»
Mélanger dans un grand bol vide, comme par exemple une boîte cervicale.
Répéter religieusement plusieurs fois par jour.

dimanche 17 janvier 2010

44 Malaises

Les malaises MySpaciens furent un moment délicieux. Premier contact réel avec le monde du web. C'était sans prétention (parce que maintenant il y en a beaucoup), mais c'était aussi très mal écrit et pas si agréable à lire.
Quoique certains textes sont encore un peu drôles.
Comme celui du 7 décembre 2007.


Jeudi 6 Décembre était le jour fatidique où je devais remettre 2 travaux d'une trentaine de pourcent chacun (et j'ai réussi!), mais cette journée était aussi celle de mon dernier cours de La guerre et la paix dans la pensée politique. Cours super intéressant, mais très exigent, soit dit en passant.
Mon prof arrive tout vêtu de jeans (chemise trouée incluse), comme lui seul ose faire à l'université. Il avait invité un collègue pour nous donner une conférence (pour donner son cours à sa place). Le sujet était l'anarchisme, le projet politique.
Le conférencier est donc là, dans un coin de la classe, en attendant le début du cours. Genoux plié, pied accoté au mur, une tasse (de Noël!) de café à la main , tout vêtu de noir, skinhead, il est là à nous observer, le regard menaçant. Moi j'avais peur. Steph à coté de moi aussi!
Il commence finalement, regardant le bureau du prof avec son regarde tueur. Déjà là, c'est pas hot. Il nous regarde même pas. Quoique avec  lui, je préférais qu'il me regarde pas dans les yeux!
Ses premières paroles furent:
«Oui Stéphane vous a dit qu'on s'était connu à l'UdeM. Ben aujourd'hui, 6 décembre, à quelques heures de différence, ses étudiants étaient eux aussi en fin de session...» haha oui on trouve ça drôle, mais il poursuit, tjrs en voulant tuer quelqu'un avec ses couteaux dans ses yeux. « ...et c'est là qu'un gars est entré dans une classe et a fait sortir tous les gars. Il trouvait qu'il y avait trop de fille à la polytechnique, c'est-à-dire 18%, c'est vrai que c'est beaucoup. Bref, il a tiré avec son gun sur les filles toujours assises dans la classe. 14 filles sont mortes en tout. Aujourd'hui y'a 24% de filles à la poly, c'est de l'histoire du passé l'inégalité là bas.»
Y'avait un froid généralisé dans la classe, causé par le fait que tlm avait oublié la date du drame de la polytechnique, mais aussi par son cynisme pure et condensé.
Bref, il donna son cours sur l'anarchisme, qui était très intéressant. Mais cette fois-ci il nous regardait, il avait l'air moins méchant, mais tjrs aussi cynique. Je sais pas son nom ni les cours qu'il donne, mais j'ai eu envi de faire un bac en sc. po pour l'avoir comme prof!




Peut-être certain ont déjà entendu cette histoire, ou peut-être même reconnaitront-ils le prof en question, mais bref. Le rêve de faire un bac en sc. po et de l'avoir comme prof sont exaucés. Le hasard fait bien les chose par fois.

vendredi 15 janvier 2010

La soirée du Hockey, avec M. Le Sénateur

Pour une raison quelconque, le débat du féministe résonna. L'ex-bridiste se disait anti-féministe, voire même masculiniste. Et c'est là que le déclic se fit. Pas besoin de militer pour être féministe. Suffit de croire en la cause.
C'est ainsi que la fille, boycottant nouvellement les brassières (pour des raisons pratiques et non pas féministes ni économiques) se lança dans une longue argumentation. Elle ne fit pas changer d'avis l'ex-bridiste, mais elle se mérita des compliments pour sa bonne répartie et ses opinions débattus aisément et efficacement.
Ce n'est que plus tard, toujours sans vraiment être consciente de la cause, elle se prouva à nouveau. Cette fois, contre le simili marseillais, et ce, à coup de poing et de pied sur la scénette du petit bar achalandé. Bien que le mec l'eusse fait tomber par terre de tout son long, elle le maîtrisait, une main à la gorge et l'autre sous l'aisselle (point de pression! point de pression!). L'immense bossboy dû occuper le rôle de bouncer un instant, mais ce fut inutile. Le simili marseillais s'avoua vaincu, à la grande surprise de la nouvelle féministe. La testostérone dans l'air descendue d'un cran et tous reprirent leur conversation comme si rien ne s'était produit.

«T'es comme un gars manqué!
-Ouais, mais si j'avais été un gars, j'aurai été aux gars...»

mercredi 13 janvier 2010

janvier; saison morte

Il faisait froid. De beaux gros flocons tombaient paisiblement sans sembler se soucier d'où ils attérriraient. Un mélange de glace, de neige fraiche et de gravier craquait sous les pas des passants.
Armée de CV à des fins professionnels et de sa coloc pour le support moral, elle parti arpenter les rues avoisinantes.
Bars, restaurants, cafés, magasins de vêtements, tout peut faire l'affaire, l'important est de payer son loyer et ses dépenses personnelles. Quoiqu'une fois arrivée en avant du commerce en question, c'est autre chose. Ce bar est trop louche, ce restaurant trop huppé, ce café peu payant, et pourquoi vendre des vêtements?
Et le froid. Le vent glaçait ses joues. Ses doigts ne pouvaient plus sortir de ses poches de manteaux où ils étaient un peu plus au chaud. Ses orteils donnaient l'impression d'avoir enflés au point de ne plus jamais pouvoir ressortir de ses bottes. Ses cuisses frottaient sur ses jeans moulants. La pause café devenait impérative. Un bon cappuccino dans une tasse de verre. Le lait chaud au fond, le café au centre et la mousse au dessus. Représentation géante des cappuccinos maisons de Lack of Sound.
Une fois les pieds ayant repris leur format régulier, la recherche pouvait reprendre son cour.
Une belle heure de marche, très peu concluante. Mais vendredi ça recommencera de plus belle et cette fois les résultats seront en conséquence. Promis juré craché.

mardi 12 janvier 2010

Un premier A de vie universitaire, ça se fête non?
En tout cas ça motive à continuer. À errer d'un local à l'autre pour annuler un cours, s'en faire créditer un autre, payer ci, imprimer ça, voir une conseillère, puis café-cigarette... C'est compliqué la vie d'étudiante cool.
Compliqué, parfois valorisant. Mais à quoi bon? L'enseignement; le journalisme; la présidence du monde entier? Ou simplement la SDFerie.

jeudi 7 janvier 2010

La clé du bonheur

La vie est simple après tout. Il ne suffit que d'arriver à oublier les questions sans cesse chavirant l'esprit. Il faut les abolir. De cette façon, tout devient simple. C'est comme être idiot. Mais être totalement idiot peut être traitre, car l'idiot moyen ne réalise pas à quel point il est heureux. Ainsi, une vie heureuse se résume à être brillant, tout en sachant se comporter comme un idiot.
Les sentiments rendent malheureux. Ils sont porteurs d'une quantité incroyable de questions malheureusantes. L'idéal est de savoir vivre les émotions positives telles la joie, l'amour et ainsi de suite, tout en bloquant les sentiments négatifs. Cela dit, un tel exercice réside en une quasi impossibilité d'exécution.
L'humain, se caractérisant en autre par ses émotions, est donc un animal perpétuellement malheureux. À moins d'être un de ses humains surdoués dans un domaine non gratifié dans les écoles communes.

dimanche 3 janvier 2010

C'est l'histoire d'un anglais

Il tomba amoureux au mois de février, d'une jeune voyageuse. Comme elle repartait à la fin mars, il attendit patiemment son retour à Londres en mai. Malheureusement ce ne fut que pour une courte journée qu'elle accepta de le revoir.
Monsieur planifiait également voyager. Son idée était toute faite. Il irait voguer sur les mers des caraïbes à bord des bateaux qui accepteraient de l'engager. Il rêvait d'être un sea gypsy. Mais avant il devrait faire un tour à Montréal, revoir la jeune femme de ses rêves.
C'est en juillet qu'il atterrit à P.E.T. Il faisait chaud, beaucoup plus qu'il ne l'aurait imaginé. Ils étaient contents de se retrouver. Ailleurs mais les mêmes. Enfin presque. Elle travaillait beaucoup, lui visitait seul les rues de la métropole. Elle le sortait dans les festivals, restaurants et bars, lui comptait minutieusement ses sous même si le taux de change le favorisait ridiculement. Elle parlait français la plupart du temps, avec amis et collègues, il ne connaissait rien de cette langue de grenouille.
Au bout de dix jours, cette histoire prit fin. C'était parfait ainsi. Il reprochait aux montréalais de parler trop français. Il ne voulu rien manger d'autre que les fameuse beans aux tomates sur des toasts accompagnées de cheddar. Elle était épuisée de ses longues journées où travail et sortis s'étaient toujours rapidement enchainés. Lui était déstabilisé. Au bout de dix jours, cette histoire prit fin, et c'était pour le mieux.
L'anglais refit donc le chemin vers Londres où il resta quelques temps pour mieux repartir.
La mer des Caraïbes s'avéra plus belle que dans ses rêves. Le soleil plus fort qu'à Montréal, les gens plus amicaux que chez lui, la vie plus légère.
Il voga longtemps à bord du bateau où il se fit engager. La vie était belle, mais son esprit ne pu rester à bord très longtemps. Ses pensées ne convergeaient que sur une chose: la femme de sa vie. Elle était loin. Elle était belle. Elle était tout ce dont il désirait.
Avec les jours, la mer devint difficile à côtoyer, le soleil brulant, les nuits porteuses de cauchemars, le travail difficile. Ses pensées s'enfuirent alors définitivement au nord du continent américain afin de caresser en rêve la seule femme qu'il n'eut jamais aimé.
Au nouvel an, une seule résolution lui vint à l'esprit. Il lui fallait retrouver cette jeune fille, et pour lui plaire, apprendre le français. Il irait habiter avec elle. Vivre à ses côtés. Parler sa langue. Ils ne feraient alors plus qu'un.

Au matin du premier janvier, la canadienne pris connaissance de son courrier machinalement en buvant son premier café de l'année. Elle fut alors contente de recevoir des nouvelles de son ami anglais. L'histoire d'amour étant terminée, elle était prête à entretenir une amitié à longue distance. Quelle fut sa surprise en lisant les dernières lignes. Il faisait la promesse d'aller la rejoindre au cours des trois prochains mois, et ainsi ils pourraient vivre la vie heureuse dont ils ont toujours rêvée.
«Il a réalisé qu'il ne pourrait ni parler espagnol, ni vivre comme Jack Sparrow, pauvre mec. Il ne sera malheureusement pas plus heureux chez des francos. Il faut lui faire de la peine avant qu'il n'entreprenne sa grande aventure par ici où son coeur se brisera pour toujours.»
Ce n'est cependant pas évident de briser volontairement le coeur de quelqu'un.

samedi 2 janvier 2010

Have a GoodYear!
En espérant que vous souhaitiez avoir un pneu!

mercredi 30 décembre 2009

Life of Pi

Comme il est attachant le petit Pi. Jeune indien végétarien et croyant (en trois religions soit dit en passant). Il aime les animaux et Dieu, lequel? C'est sans importance. Il aime la lecture et la nage.
Il doit cependant apprendre à tuer pour survivre. Dieu le pardonnera. Il pêche et décapite violement poissons et tortues. Mais ce n'est toujours que pour sa propre survie. Il a amplement de biscuits anglais, c'est-à-dire sans goût, mais les animaux marins servent principalement à calmer le gros Richard Parker. Et bien que ce dernier puisse boire de l'eau salée, il nécessite une abondante quantité d'eau potable, c'est pourquoi les appareils rudimentaires de désalinisation de l'eau de mer lui sont essentiels.
Pi Patel a un joli bateau de secours, qu'il doit partager avec le Redoutable Rich, mais il s'accommode bien d'un radeau de fortune à base de rames et de gilets de sauvetage. C'est qu'il est ingénieux le petit indien.
Canada, terre promise. Rêve lointain devenu cauchemars. Un zoo à Pondicherry a fermé ses portes pour faire naufrage.

Quelle jolie histoire, sincèrement. Merci Yann Martel. Merci aussi pour les romans religieusement envoyés à Stephen Harper à chaque mois.

mardi 29 décembre 2009

Rossignol, je te plumerai

Nouvelle bonne bordée de neige à Sutton, Ma station de montagne, Comme nulle part ailleurs. Si seulement la grosse Mercury Sable n'avait pas été vendue à un inconnu de Venise en Québec... bon il n'y aurait probablement pas eu de billet d'avion pour Londres d'acheté en mars 2008, mais maintenant là là, il n'y aurait pas de problème existentielle de vie.
Samedi c'était une journée parfaite. Il pleuvait en ville, donc il n'y avait pas trop de skieurs à la montagne et il ne faisait pas trop froid. Les conditions de ski étaient belles et la poutine était toujours aussi bonne. La nouvelle planche va super bien, et oui, le snowboard c'est comme le vélo, ça ne se perds pas. Sauf que des muscles, oui ça se perds!
C'est pas juste que les étudiants du Cégep aient plus d'un mois de congé...

lundi 28 décembre 2009

Flavie devient femme

Une chatte en chaleur ça brise le coeur. Elle est là, toute supliante, désireuse de satisfaction. Domage pour elle que le gros Gustave comprend plus ce que c'est la différence entre une femelle et un mâle.
Ça brise le coeur d'entendre ses cris de désespoir. Ça gosse aussi. Mais contrairement à une collègue de travail, il est pas question de l'aider, surtout pas avec un Q-tips.

Heureusement que l'être humain est pas fait comme comme ça.
«AAAAAAAHhhhhhhhh! Faaiiit mooii l'aaammmmourrrrrrr! RRRRRrrrrrr aaaaAAHHH!»
«Désolée, je pourrai pas rentrer travailler aujourd'hui... Mouain... oui c'est ça je suis en chaleur»
«Papaaa? Mais c'est passque, ben, pouquoi là Maman se fotte patout comme ça? Ça lui fait mal?»

dimanche 27 décembre 2009

C'est comme ça que ça se passe dans le temps des fêtes

Tous les plus grands classiques y étaient. D'abord dans la famille de Mom, puis chez P'pa. Quoique déjà là, la p'tite soeur brillait par son absence.

Le réveillon fut, comme à l'habitude, caractérisé par sa cuisine éternellement bonne, par les chiens turbulents et allergènes, par la quantité incroyable de cigarettes fumées et d'alcool bu, par l'oncle impatient, par la grand-mère bosseuse, par les monsieurs et leur game de cribs, et par le sapin artificielle orné de son ange en paille. Oh certes, quelques changements furent acceptés au fil des ans. C'est ainsi que les classiques atacas en canne où la gelé rouge garderait les sillons de la cane pour toujours fut troqué par les atacas maison du cousin. Le changement majeur reste par contre, le vieillissement généralisé de la famille, changement loin d'être accepté de tous, mais qui ne permet pas d'autres options. Et qui dit vieillissement dit disparition de la magie de Noël. Il y a longtemps que vrai Père Noël n'est plus le bienvenu dans cette maison de banlieue. Il n'a pas vue de biscuit ni de verre de lait depuis belle lurette. Ça fait longtemps qu'aucun enfant n'a souhaité faire une cabane en couvertes dans le salon pour attendre son arrivé. Ça fait longtemps qu'il n'y a plus grande excitation à déballer ses cadeaux les ayant, au préalable, magasinés avec celui qui se prend pour le père ou la mère Noël...
Pourtant, chez P'pa, la magie de Noël est en constante remonté. Mémé est maintenant 8 fois arrière-grand-mère, et ces petits, âgés de 3 semaines à 8ans, sont absolument adorables. Les petits gars courraient avec leurs bonhommes et ne s'arrêtaient que pour demander à leur mère l'heure du dessert. Les petites filles elles se pavanaient avec les souliers des femmes ou passaient de bras en bras en racontant leurs histoires de petites filles. Seuls les desserts classiques ne changeront jamais là bas. Des biscuits de toutes sortes, jamais vus ailleurs qu'au temps des fêtes chez P'pa, avec sa classique mousse au sirop d'érable. Peu d'alcool, aucune cigarettes, mais beaucoup de café pour faire passer les gâteries en trop grande quantité.
Et le 26 décembre, quoi de mieux qu'une première journée au ski. La neige étant belle et les pistes étant peu peuplées, les fidèles skieurs se firent une joie d'exercer leurs cuisses au plus beau sport d'hiver. Et quoi de mieux qu'une bonne soupe aux légumes avant une bonne grosse poutine pour dîner? Un bon café avec les restants de biscuits de la veille!

jeudi 24 décembre 2009

Il y a des classiques qui manquent à l'appelle en ce matin de réveillon.
Mais où est l'album de Casse-noisettes? Parce que Dieu sait qu'il y a deux petites filles ici qui ont dansé sur cet album de musique classique. Elles se levaient évidement plus tôt que les parents. Elles écoutaient les bonhommes, ou elles se prenaient pour des ballerines en écoutant Casse-Noisettes.
Le monde ne cesse pas de tourner parce que le disque est porté disparu, il y a également un film en dessin animé pour combler le vide. Mais oui, évidement. Une cassette, ça ne se li pas dans un lecteur DVD crotte.
Ok l'année passée il n'y a eu aucune présence de Casse-noisettes dans le temps des fêtes, mais être chez les Parents sans ce seul classique de Noël tolérable et même appréciable?!
Il y a toujours la consolation d'un vrai casse-noisette immense en guise de sapin de Noël. Quoiqu'il représente bel et bien le Roi des rats, debout sur son fromage.
En remplacement d'un grand album de Noël, il y a toujours le très grand classique du Noël de Carmen Campagne. Dommage que Mars ne soit pas ici aussi...

dimanche 20 décembre 2009

Jesuz' getting addicted

Y'a pas grand monde qui peuve se vanter d'avoir un groupe facebook en leur nom! C'est vraiment un prestige incroyable... Savoir que tous ces gens se ruent pour devenir fan et donner leurs petits trucs pour une date a moins de 10$, siii flatteur!
Merci coloc!

vendredi 18 décembre 2009

You think its tough now

You think its tough now,
Come to africa,
Out there we are grinding like pepper,
You can catch me on the motorway,
Selling sugar water and pepper,
I rep Africa not Miami,
Hustle hustle with m.i.a,
I'm broke I've got indefinite stay,
You can't touch me like leprosy,
I hustle tough from here to sri lanka,
My mum told me to be an accountant,
Bun that I wanna work in a corner shop,
Contact sugu he's got the contacts mayne,
I'm illegal I don't pay tax tax,
EMA yes I'm claiming that that,
Police I try to avoid them,
They catch me hustling they say deport them
M.I.A feat. Afrikan Boy - Hussel


We all think it's tough now. We gonna survive to this. Could always be worst. Only five more left. Easy peasy as some would say.

Wesołych Świąt!

Pas de photos à l'appui, mais tout ce qui suit tient de la vrai réalité réelle.
C'était un curieux moment à affronter dans une vie. Les flocons n'étaient pas attendus, mais leur absence ne faisait que grandir sa déprime. Noël au pays des Anglais, sans neige, sans famille, sans argent. Elle se sentait comme le petit Rémi, mais avec quelques rares vrais amis.
Aucun rayon de soleil ne pouvait atteindre sa peau. Elle vivait de nuit, entre le bar à la mode, sa petite chambre et l'appartement de la meilleure amie qu'une ville si sombre pouvait offrir. Bref, monotone. Le Starbuck's bénéficiait de ses rares visites où elle allait se vider le coeur. Elle en avait grandement besoin. Et le café filtre était gratuit, c'est ce dont elle avait besoin. Parfois.
La promesse d'une amie pour le jour de l'an, de la famille au mois de janvier sous le soleil du Portugal, et d'un Noël polonais réchauffaient à peine son coeur. Juste assez pour que la vie continue assez longtemps pour espérer voir de jours meilleurs.
Le jour du réveillon par contre, c'était comme dans les contes de fées. C'était un matin magique où rien ne pouvait venir entraver le bonheur simple d'exister. Quelques commissions de dernières minutes dans la foule animale que seule Londres ne connaisse ne su gâcher la belle journée. Une fois les meilleurs biscuits du temps des fêtes cuits, la proprio folle eu droit à un. Générosité de Noël l'exige.
Cadeau emballé, robe enfilée, maquillage appliqué. Prête à fêter au nom du Seigneur!
La chambre à Tuska était spécialement ornée de lumières, d'un petit sapin naturel et d'une multitude de nappes. Aucune surface n'avait été négligée, ça aurait pu être dangereux avec la nourriture qui s'est rapidement multipliée. Une trentaine de plats, dont les noms restent impossibles à prononcer, embaumaient la pièce de leur doux parfum. Quelques cadeaux s'entassaient en dessous du sapin illuminé. Les polonais, la canadienne et les anglaises se partageaient déjà un apéro.
C'est l'estomac creux que tous se firent une place sur le sol afin de commencer tranquillement à goûter tous ces plats cuisinés sans arrêt depuis deux jours. Mais avant ils devaient procéder selon la coutume. C'est avec une d'ostie brisée en morceaux, un pour chaque invité, que ceux-ci se partagent à leur tour des petits morceaux avec les autres convives en échangeant des voeux  les plus sincères. Tout cela semblait un peu trop catholique-polonais, mais c'était bien plus. Pour tout dire, pas un seul habitué à cette longue tradition ne termina le rituel sans avoir les larmes aux yeux.
Mais fini les émotions, il fallait passer au repas! La viande, bien qu'essentielle dans un repas polonais, était absente ce soir là. C'est la tradition. Que du poisson, des patates, des oignons, du chou, de la betterave, et toutes ces choses délicieuses et inconnues.
Plus ils mangèrent, moins les assiettes diminuaient. La magie de Noël probablement, mais une pause était de mise pour faire passer un peu le tout et retourner à table pour se remplir l'estomac et faire des réserves pour la fin de l'année. Seule la vodka savait faire effet dans cette situation, et les hôtes de la soirée le savaient! Quoiqu'ils ne puissent cacher leur déception de n'avoir pu se procurer que de la vodka russe... les bonnes bouteilles polonaises n'étant pas disponibles ailleurs qu'en sol polonais...
Quelques cigarettes et shots plus tard, tous rejoignirent la table toujours bien remplie de  nourriture. Le meilleur devait être les nombreuses salades à base de hareng. Ou peut-être la soupe aux gros raviolis cuisinés à la polonaise. Ah non, c'était définitivement ce qu'on peut traduire par «les pigeons». Une mixture brunâtre enroulée dans des feuilles de choux. Littéralement des petits pigeons déplumés!
Nul ne pu passer au travers de ce festin de roi,  bien que la plupart accepta de passer au dessert. Des biscuits au beurre et des after-eight question de ne pas trop trop être déstabilisée! Un Noël pour la canadienne sans ces must, ce n'est pas un Noël. C'était avoir Noël dans la bouche. Pas dans les yeux avec les décorations sans la neige, pas dans le nez avec les nouvelles dégustations de la soirée, pas dans les oreilles avec la musique, c'était dans la bouche que tout se passait.
Jusqu'au retour des shots de vodka! Et pour le dessert apéritif: Baileys, Kahlua et Southern comfort. Bien entendu, le tout accompagné de cigarettes roulées ou de Marlboro; reds, light, mentol, anglaises, polonaises, illégalement importées, peu importe.
C'est difficile de comprendre comment tous purent survivre à cette célébration religieuse. Encore un coup de la magie de Noël! Jusqu'au lendemain matin....
Kahlua pour agrémenter le café. Cigarettes pour faire passer le mal de bloc. Et éternelle sieste pour assurer sa survie.
Le meilleur des 24 décembre, suivie du pire des 25 au monde. Ça en valait pourtant le coup.

Y'all right daalin'? Wish yah merry x'mas luv! Cheers

jeudi 17 décembre 2009

L'ami des animaux

Chez Grand-Mère et Grand-Père (parce que non ce n'est pas mémé et pépé, ni mamie et papie, ni grand-moman et grand-popa, mais bien Grand-Mère et Grand-Père) il y a toujours eu plusieurs éléments marquant l'enfance. Principalement leurs photos et peintures. Sans savoir nécessairement d'où elles viennent ni quelles sont leurs significations, elles ont fait partie de la vie de tous les petits enfants, marquant profondément leur imaginaire. Inconsciemment ou non.
Jean-Max l'ami des animaux sait parfois si bien exprimer ces sentiments par le biais de photos, de dessins ou de peintures bien à lui.
Vraiment ça vaut le coup.
La peinture de la tempête, du plus loin que tous puisse se souvenir, fit acte de présence dans les escaliers menant au premier étage. Ou plutôt menant au rez-de-chaussée, puisqu'elle ne fut visible que lors de la descente. Il faudrait y jeter un coup d'oeil plus attentif dans le temps des fêtes, mais en temps normal, elle ne su que décorer discrètement, sans réellement déranger. Oui elle a quelque chose de fascinant. À bien y penser. Elle est là dans notre tête, à quelque part. Sans demander d'attention. Quoiqu'elle en mérite bien plus.
Par contre, là photo où mom ne figure pas, parce que toujours dans les limbes au jour du shooting, à toujours eu quelque chose de bien à elle. Sans savoir l'expliquer, c'était comme facilement transposable dans notre époque. Mais non, car jamais Mars ni Rémi n'aurait porté de tels vêtements. Les photos d'enfants des années '90 étaient en couleurs...  Mais il y a quelque chose, d'inexplicable. Peut-être était-ce sa présence sur le fameux bureau où Grand-Mère gardait ses bijoux. Ses innombrables boucles d'oreilles à clip. Ses colliers qui s'entremêlaient simplement en restant dans le tiroir secret. Peut-être était-ce sa présence dans la chambre de mom, chambre qui était dominée par les portraits des arrières-grands-parents. Sérieux. Sombres.

mardi 15 décembre 2009

Canada de caca



Probablement tous savent déjà. C'est bien plus qu'un fait cocasse.
On sait tous que Harper et sa gang sont des despotes encadrés par une douce démocratie, et le monde entier le sait aussi maintenant.
The Yes Men ont compris ça aussi. Ils ont habilement dénoncé notre gouvernement par un moyen peu commun, mais probablement plus efficace qu'une manifestation. «The ruse started at 2:00 PM Monday, when journalists around the world were surprised to receive a press release from "Environment Canada" (enviro-canada.ca, a copy of ec.gc.ca) that claimed Canada was reversing its position on climate change.» peut-on lire sur leur page web.
Malins malins ces petits! Reste à espérer que ça fonctionne. 
Paraitrait-il que les sables bitumineux sont l'entreprise LA plus polluante au monde en matière de CO2. Aberrant non?  C'est facile donc pour Harper l'Albertain de veiller à sa réserve pétrolière au lieu de penser au monde entier et aux générations futures.... Après tout hen! Mieux vaut vivre riche et rapidement, que longtemps mais un peu moins fortuné. On comprend bien le monsieur d'écouter religieusement son lobbying.

lundi 14 décembre 2009

Martine... Justine à la montagne... au mont... royal...

Ah l'impression de campagne en pleine ville! Le meilleur des deux mondes. Un portrait vivant de l'imaginaire à Michel Tremblay. Sans les grosses femmes et les tramways.
C'est donc un dimanche après-midi où le cerveau fait grève que la coloc arrive à la course pour s'habiller comme un oignon. Titi et ses potes allaient jouer au Mont-Royal! Cool!

Quelques instants plus tard, le petit groupe d'ados attardés courrait vers le sommet de la butte de neige. Dans les bras des grands garçons, des snow-skates qui allaient servir à des descentes folles.
Un regard panoramique donnait la chance de percevoir la vie hivernale des citadins. Une famille et leur luge riait aux éclats. Des adolescents se lançaient au bas de la côte avec leurs crazy carpets. Un couple âgé se pressait en ski de fond. Un cascadeur s'élançait à répétition avec sa planche à neige pour tester son jump, résultat d'un après-midi de pelletage méticuleux. Et la bande de vieux français enfantins avec leurs skateboards adaptés à nos hivers.
Un beau moment où les sports d'hiver se mêlent aux paysages urbains. Du haut du mont, la vue des buildings illuminés au loin où les voitures en trop grand nombres circulent rapidement sans réaliser le moment magique à côté duquel elles passent. Plus près, c'est une vraie fresque rurale où petits et grands s'élancent du haut dela colline de quelque façon que se soit.


Les joues rouges et le sourire aux lèvres, les gamins satisfaits de leurs premières descentes de l'hiver «crèvent la dale putain». D'où le plaisir toujours immense d'être si près de la civilisation. Un sandwich, un chocolat blanc chaud et une pointe de tarte plus tard, tous les besoins essentiels furent comblés à leur maximum, sauf peut-être un bon gros dodo, question d'être prêt à recommencer une autre semaine au boulot.

dimanche 13 décembre 2009

Il est né le petit Jesuz

Même pour les fervents anti-facebook, il est facile de se laisser corrompre par Jesuz Kat. Phénomène de désinformation via le net. Très divertissant. Et toujours gratuit. Thanks God! Or Jesus!
Laisser vous envoûter par ce charmant croisement entre un chat et le Fameux Jésus. C'est bientôt son anniversaire après tout. Allez visiter sa page. Prenez son identité. Modifiez là. Faites-vous plaisir. On le mérite tous en ce temps des fêtes. Mettez de la musique de Noël et allez perdre quelques minutes.
Chers étudiants, ce petit détour vous fera le plus grand bien. Il est important de se changer les idées et de ne pas trop garder son nez dans ses livres. Contrairement à ce que tout le monde s'entête à raconter, des affaires de 10 jours sans cesse d'études et des nuits blanches à écrire des travaux, ça ramolli le cerveau!
jesus_kat@hotmail.com
dahpassword
Franchement. Oui.