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vendredi 11 février 2011

MouBarack, c'est un pléonasme -le Tea Party

C'est beau de voir un peuple uni, oubliant leurs divergences de toutes sortes, religieuses surtout. Un but commun : faire tomber le gouvernement. Ce n'est pas ici une histoire d'un peuple impuissant où un homme (rarement des femmes (mal)heureusement) puissant assassine le leader pour prendre sa place. Non. C'est un vrai mouvement de masse où aucun leader n'a émergé de la foule. Aucune hiérarchie chez ses égyptiens. Seul le désire de défaire Moubarak.
C'est beau.
Moment historique probablement.
Mais "ce n'est pas fini, ce n'est qu'un début, le vrai soleil on l'a pas encore vu". Tout peut virer capoute.

C'est tellement plus intéressant à suivre que n'importe quel reality show !

jeudi 6 janvier 2011

Camus, sors de ce corps !

Il faut bien faire un grand ménage pour retrouver dans le barda d'une minuscule chambre un début de texte qui aurait plutôt bien servi un travail de session. Cette foutue intro qui fut impossible à écrire et qui se termina par un ébauche des plus classique d'une mise en situation aurait pu être sauvée grâce à ces quelques lignes retrouvées deux mois plus tard. C'est peut-être pour ça que plus personne n'écrit à la main, sur le coin d'une table. 
Vaut mieux rendre ces lignes d'une quelconque utilité, alors les voilà en version originale.

Choisir de ne pas prendre part au débat politique, c'est politique. Aborder un thème plutôt de telle ou telle façon, voire ne pas l'aborder, c'est politique. Ce qui au final peut vraiment déterminer sa nature, c'est l'intention. "Je choisie d'éviter le sujet parce que." C'est en prendre conscience. Mais si l'auteurE n'y pense pas, n'y réfléchie pas en prenant sa plume et en inscrivant la première lettre de son texte sur une serviette au coin d'une table, rien n'y personne ne peut lui en vouloir ni le/la juger. C'est ce qui rend la chose difficile. Camus voulait-il faire de la ou du politique à travers son oeuvre? Probablement lui seul aurait pu répondre à cette question. Peut-être ses fréquentations de l'époque en disent long, Sartre, de Beauvoir, mais peut-être aussi le choix de ses médiums d'expressions peuvent aussi parler d'eux-mêmes. Pourquoi avoir choisi Meursault au lieu d'un "Je" exprimant la pensée de Camus lui-même? Dans cet ordre d'idée, serait-il alors inutile et inapproprié d'étudier et de sacrifier quarante-cinq heures de cours à Camus dans le cadre des sciences politiques?

jeudi 2 septembre 2010

Fourre-moé ça dans valise!

«Le gouvernement prend le citoyen pour une valise. Au-delà de sa trivialité, l'expression suggère très justement un contenant vide - le citoyen - qu'on va remplir d'informations ni fausses, ni vraies, mais utiles à la bonne gouvernance. Utiles à l'élite éclairée qui mène les affaires de l'État. Cette élite qui voit aux choses importantes, qui voit à l'avenir (économique, bien sûr - en est-il un autre?) alors que le peuple, lui, baigne dans le présent, dans ses soucis quotidiens, dans ses peurs, dans son petit confort.»


Pierre  Foglia

C'est bien dit non?

samedi 31 juillet 2010

Un film pour les accuséEs... hmmm intéressant!

Le Sommet du G20 qui a eu lieu à Toronto les 25, 26 et 27 juin dernier s’est soldé par l’arrestation de plus de 1000 personnes, soit le plus grand nombre d’arrêté-e-s de l’histoire canadienne. Aujourd’hui, si la majorité des arrêtéEs ont été relâchéEs sans accusations, environ 250 personnes font encore face à des poursuites au criminel.
Dans l'optique d'informer tout en collectant des fonds pour l'aide légal de ses arrêtéEs, la Clac organise des projections de films tous les jeudis du mois d'août.
Jeudi le 5 août : The Angola 3, http://3blackpanthers.org/
Les autres projections seront confirmées d'ici peu.


C'est au Dira,  2053 Boul. St-Laurent.
Avis aux intéressés. En plus d'être une projection de film intéressant, c'est pour une cause intéressante. Intéressez-vous. Com'on!

Et pis oui le liens vient du fameux réseau social, comme ils l'appellent. Tsé des fois...

jeudi 15 juillet 2010

Ouch

L'Iran fait la leçon au Canada
L'Iran a sermonné le Canada hier au sujet du traitement des manifestants par la police lors du sommet du G20 à Toronto, en juin. Cette salve diplomatique, qui apparaît comme une riposte aux critiques répétées du Canada à l'égard du bilan des droits de l'homme de l'Iran, n'a pas été bien reçue à Ottawa. Le Canada n'acceptera pas de recevoir de leçons d'un pays qui condamne ses citoyens à la lapidation, a affirmé hier une porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères. Le chargé d'affaires du Canada en Iran a reçu hier un appel de responsables du gouvernement iranien, qui lui ont rappelé l'engagement international du Canada à permettre les manifestations pacifiques, selon le site web du réseau d'information iranien Press TV.
-Daphné Cameron


Haha! Merci Iran. 

Et ça continue!


lundi 5 juillet 2010

Parce que tous peuvent s'exprimer, mais que certains choquent plus que d'autres

En réponse à l'éditorial de Richard Martineau du dimanche 4 juillet dans le Journal de Montréal en Lock-out:

Monsieur Martineau, je suis contente que votre opinion vous permette de subvenir à vos besoins, c’est-à-dire, vous nourrir, vous logez, vous vêtir, et qui sait, même vous divertir. Toutefois, compte tenu de l’importance que peut prendre votre opinion dû à sa tribune, il serait plus juste de modérer vos propos, de maîtriser votre sujet d’éditorial et de cessez de mettre tout le monde dans le même panier tout en les insultant. Comme s’il n’avait pas été suffisent pour les manifestants détenus à Toronto pendant plusieurs heures de ce faire humilier par les policiers, vous promouvez dans l’opinion publique de graves préjugés qui continue cette torture mentale. L’apparence d’article scientifique de vous donnez à votre éditorial du 4 juillet dans le Journal de Montréal est également outrageuse puisque vous confondez manifestants pacifiques aux quelques revendicateurs violents.
Sachez monsieur Martineau, que les manifestants libérés sont à jamais traumatisés de leur expérience. Quand une sirène de police résonne, quand la lueur de leurs phares apparaît, quand leur uniforme se fait voir dans le portrait, tous frémissent de peur. Quand la présence policière fait que vous ne vous sentiez plus en sécurité, c’est qu’il y a un problème. Quand le droit fondamental de manifester, défendu par la Charte des droits et libertés canadienne, est officiellement légal, mais devient officieusement interdit, c’est qu’il y a un problème monstre devant nous tous, citoyens canadiens. Vous faites partie d’une minorité de personne qui reçoivent un salaire pour exprimer leur opinion, pour les autres, la liberté d’expression peut coûter cher.
Plus ou moins mille manifestants qui s’étaient rendu de leurs propres moyens à Toronto pour exprimer leur opinion se sont fait injustement, mais surtout illégalement, arrêtés. Plusieurs centaines d’entre eux ont aujourd’hui une ou plusieurs accusations portées contre eux, sans juste fondement, simplement pour avoir été présent à Toronto. Vous avez le droit, comme toutes et tous, d’exprimer vos idées, d’être en désaccord avec la raison pourquoi des milliers de gens sont allez manifester, contre la façon dont un petit groupe se sont exprimé, mais vous n’êtes pas en mesure ni en connaissance de cause pour les insulter allègrement comme vous l’avez fait dans votre éditorial paru dans le journal en lock-out.
La comparaison que vous faites avec votre fils de deux ans laisse plus qu’à désirer. Si vous maîtrisiez un peu plus le sujet dont vous discutiez, vous auriez vite compris que les «pauvres imbéciles» ne sont pas une «bande de pseudo-anars», mais bien des personnes qui ont des convictions et qui se disent d’allégeance anarchiste. La raison de leurs gestes, bien que ceux-ci soient discutables, était loin de tenter de provoquer la police pour ensuite mieux dénoncer sa répression abusive. Ces «sauvages» comme vous les qualifiés, s’en sont pris aux grands symboles du capitalisme sauvage, qui fait actuellement bien plus de tord à la grande majorité des êtres humains sur cette planète que quelques vitrines brisées.
Lors du déroulement du G20, personne ne pouvait s’attendre à une telle cruauté de la part de la police de Toronto, mais également du SPVM. Mille manifestants se sont fait arrêtés arbitrairement, sans mandat ni raison valable de croire qu’ils étaient liés de près ou de loin au Black Bloc (qui est soit dit en passant, non pas un groupe organisé, mais une technique spontané de manifestation). Peut-être certains des détenus avaient-ils commis du grabuge, mais depuis quand réveille-t-on une centaine de personne pour les arrêter massivement, sans mandat? Depuis quand, dans un pays de droits et libertés chèrement défendus par le libéralisme, arrête-t-on arbitrairement des gens vêtus de noir, des gens arborant un drapeau du Québec, des jeunes marchant dans les rues? C’est sans parler des conditions dans lesquels ils ont été détenus. De longues heures avec très peu d’eau, quelques sandwichs au fromage en tranche et à la margarine, privés de leurs médicaments (je vous laisse vous imaginez le nombre de femmes qui, arrêtant leur prise quotidienne de pilules contraceptives, ont ainsi débuté leurs menstruations dans des conditions où l’hygiène et l’intimité n’existaient plus), privés de chaussures pour la plupart, exposés à la lumière artificielle sans arrêt, en vêtements d’été malgré l’air climatisé tenue au environ de dix degré celcius, sans installation ni confort quelconque pour dormir plus de 10 minutes à la fois. Ces détenus illégitimes ont subi de la torture douce pendant de longues heures, pour certains jusqu’à soixante heures. Cela sans compter la torture mentale, l’intimidation et l’humiliation constante de la part des policiers, ironiquement connus sous le nom d’agents de la paix. 
C’est pour dénoncer ces conditions inacceptables de détention ainsi que les arrestations massives et abusives la fin de semaine dernière à Toronto que la Convergence des luttes anticapitalistes a organisé une manifestation jeudi dernier. C’est pour ces mêmes raisons que près de mille personnes, en toute légalité, ont joint la marche. Pour exprimer leur opinion, leur déception face à notre État, leur indignation face aux forces policières. Jamais, au grand jamais, les quelques casseurs n’auraient pu envisager que leurs gestes causeraient de tels dommages aux manifestants pacifiques. Le referaient-ils maintenant, sachant ce qui s’en suivrait? C’est une bonne question. Peut-être bien, sachant que toutes grandes révolutions sociales ont également connu leurs moments de violences.
Je vous invite à lire un intéressant article paru dans le Devoir dimanche le 29 juin écrit par Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique à l’UQAM ayant beaucoup étudié et écrit au sujet des mouvements sociaux, dont le féminisme et l’antiféminisme, l’anarchisme ainsi que le Black Bloc. Peut-être comprenderiez-vous mieux de quoi il est question. Voici le lien : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/291694/g20-n-attendez-plus-les-barbares-ils-sont-la


Vous excuserez la longueur inhabituelle de ce post.  Liberté d'expression exige.

vendredi 28 mai 2010

la minute à pol

Merci Maxime Bernier de ce bel exemple de non-coolness. Merci de ta tournée québécoise visant à promouvoir les valeurs conservatrices... Merci de bien vouloir éliminer les impôts aux entreprises (qui font des profits faramineux) sous prétexte qu'elles refilent la facture de leurs impôts aux employés en n'augmentant pas leur salaire, ou aux acheteurs en augmentant les prix de leurs produits. Merci de comparer le système de santé québécois à ceux de Cuba et de la Corée du Nord.
Merci Harper, Mgr Ouellet et Bernier. Ça vous dit d'aller boire un verre... d'eau? Parce que je sais que vous préparez votre discours pour promouvoir les dry counties... 

mardi 11 mai 2010

Du pain et des jeux

À force d'écouter les nouvelles, on finit par en connaitre beaucoup plus au sujet du Hockey que l'on voudrait. Ça va, ça parait bien quand on regarde une game avec une amie et son ami. Lui il capotait. De bonheur de voir le premier but du match compté par Cammalleri; de contempler un joli but du méchant Crosby; d'admirer les arrêts du fantastique Halak; d'assister en direct à une autre victoire de son club, de prévoir avec succès les trois étoiles décernées aux Canadiens. Mais comme c'était déprimant d'être dans un petit bar avec deux néophytes, une machine à pop-corn défectueuse et une bande de soûlons malpolis, les petites filles ont tout fait pour paraitre aussi fans que leur ami. Ça a marché. Tant mieux pour lui.
Là où ça n'allait plus du tout, c'est l'après match où chaque voiture sans exception traversait le quartier latin en klaxonnant. Tout le monde en discutait avec enthousiasme. L'esprit général était à l'espoir et à la joie. Et c'est le moment de prêcher pour sa paroisse: mais si c'était la même chose pour la politique? Il y aurait dix fois plus de monde dans la rue pour contester. Il y aurait de centaines et des centaines de conversations à ce sujet et d'analyses d'amateurs, qui, qui sait, pourrait faire changer les choses. Il y aurait des fans avec des gilets des partis politiques, avec écrit dans le dos LAYTON ou KHADIR. Il faut toutefois arrêter de rêver, les gens aiment que leur gouvernement leur fournisse le pain et les jeux, rien de plus. C'est simple et efficace...

vendredi 23 avril 2010

Nuit blanche à Mexico

L'air climatisé faisait défaut. Tous regrettaient de s'être laissé convaincre par Pablo Gonzalez Casanova et tenir la rencontre de leur comité d'experts en analyse politique à Mexico. La sueur perlait sur leur front. Geertz, en se dégageant une mèche de cheveux collé au visage pris la parole. D'un ton grave, il annonça leur besoin de parler de la réforme de santé aux États-Unis. Il savait que la réunion serait longue et il ne fallait plus perdre de temps. Perdre son temps.
Côte à côte, comme à leur habitude, Marx et Engels manifestèrent leur mécontentement. La démocratie capitaliste étatsunienne les déprimaient. L'espoir qui les avaient tant animés était éteint et le cynisme les gagnait petit à petit.
Theda Skocpol, fière représentante de la gente féminine, buvait paisiblement son verre d'eau. Ces penseurs politique la rendait malade. Elle savait qu'ils dépendaient d'elle afin de guider leur réflexion par un cadre d'analyse précis et efficace. Mais ils la dégoutaient. Tous étaient là, à suer à travers leur chemise, sous leur veston d'hommes importants. Leur attitude de vieux macho intellectuels se reflétait dans tous leurs faits et gestes.
Seul Gino Germani gardait le sourire. Il connaissait ces longues et pénibles réunions, et il prenait un plaisir fou à taquiner ses collègues au visage long.
À l'écart se tenait Nietzsche. Il était toujours invité à siéger sur ce comité malgré la maladie qui lui rongeait l'âme. Le pauvre avait perdu la raison, durement acquise, par une vulgaire infection transmise sexuellement. Seules quelques rares et inintelligibles paroles lui venaient encore à la bouche. Tous alors se taisaient, acquiesçaient de la tête par politesse, et retournaient à leur discussion. Chaque fois un malaise planait dans la salle. Nietzsche fut un grand des leurs, ils le respectaient profondément malgré leurs divergence d'opinion. L'avoir avec eux à chaque fois tenait de l'honneur, mais le voir ainsi causait chez la plupart un profond malheur. 
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