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lundi 12 novembre 2012

C'est arrivé à l'amie de mon ami.

Nous étions assises autour d'une table rustique, sur une terrasse près de la rue. On discutait de grève, de rêve, de projets loufoques et d'actions concrètes. On sirotait un café, pas si bon, mais si équitable et pas cher. 
Nous étions simplement bien.
Mon ami Frank, qui généralement n'était pas avec nous lors de ces réunions informelles, m'avait emprunter mon beau stylo. Au moment de me le redonner, il se trouva hyper drôle et le lança trop fort pour que je puisse l'attraper. Le stylo s'envola, tomba près d'un arbre, entre une camionette et le trottoir. Lorsque je me pencha pour le ramasser, l'homme assi à l'arrière de la camionnette noire, la porte coulissante ouverte, m'adressa la parole. 

"C'est ton crayon ça?" Son visage m'était familier. Mais d'où? Si louche comme situation, d'où est-ce que je peux bien connaitre cet homme? 
"Ouain..." Ah mais si, je ne cessais de le croiser partout où j'allais près de l'UQAM. Il devait ainsi nous suivre! 
"C'est ton ami qui te l'a lancé?" Je n'allais tout de même pas lui répondre et lui donner si facilement des informations à notre sujet!

Je rejoignis ainsi la table d'ami-e-s. Je leur laissa savoir subtilement, par des codes secrets, que nous étions écoutés et peut-être même suivies. On parla alors de tout et de rien, mais surtout, de rien de politique. 
JF me demanda tout bonnement l'heure. Au moment de sorti mon cellulaire de ma poche pour lui répondre, je constata que j'avais deux cellulaires. Identiques. Même égratignures, même autocollants, même numéro. Tout était pareil. L'un d'eux devait avoir été trafiqué pour mieux écouter mes conversations. Si c'était bel et bien le cas, nous étions non seulement dans de beaux draps avec les conversations incriminantes que nous venions d'avoir, mais nous étions également considéré-e-s comme assez important-e-s pour investir tant de temps et d'argent sur notre écoute?

Au moment de quitter, nous avions pris place au bord de deux voitures. J'étais passagère, la vitre ouverte pour profiter de la brise fraiche. L'homme de la camionnette noire, qui était stationnée parallèlement à nous, me parla à nouveau. Le bruit du traffic sur la rue enterrait sa voix. Je lui fis signe que je ne voulais pas discuter avec lui. 
Il semblait soudainement paniqué. Il parlait plus fort et faisait des grands gestes. 
À cet instant, une van noire arriva à sens inverse et se glissa de peine et misère entre nos deux véhicules, de telle sorte que nous ne pûmes plus communiquer. 
L'homme dans la van portait un uniforme, de la GRC ou d'un groupe du genre. Je craignis pour nos vie. Peut-être que l'homme de la camionette voulait nous dévoiler des informations top secrètes et que son commandant venait mettre fin à tout ça. Pourquoi se mettre en travers de ce monologue alors? 
Je remontai ma vitre rapidement et Sarah, au volant, démarra en trompe.

Nous roulions à toute vitesse et le second véhicule d'ami-e-s nous suivait de près. Nous étions sous un viaduc, dans un passage très étroit, délimité par des murets de ciment et de pierres. À la sortie d'une courbe, nous allions croiser une voie ferrée, où tout nous indiquait qu'un train arrivait. Par soucis de semer les agents secrets (ainsi les avions nous surnommés), Sarah accéléra. Je lui criai d'arrêter. Je préférais me faire arrêter par ces hommes que d'avoir à arrêter notre course sous l'impact d'un train grande vitesse. Et Sarah accéléra de plus belle.

Vvvvoummm! 

Nous avions passé devant le train, comme si de rien n'était. Nous étions sains et saufs. Saines et sauves. 

La route était toujours aussi étroite, et Sarah ne ralentissait pas beaucoup, prenant goût à cette vitesse risquée. 
C'est ainsi qu'elle heurta une affiche de signalement routier qui était tombée dans le milieu de la chaussée. 
Je vis ainsi le véhicule, comme si j'étais soudainement perchée dans le ciel, capoter et cesser sa course dans un mur de brique. La seconde voiture fit de même et nous percuta. Percuta nos corps morts. C'était la fin de notre course effrénée.

***

J'étais avec deux amis à l'UQAM. Nous descendions les escaliers roulants afin de sortir de l'université et d'aller rejoindre des camarades au café étudiant. Nous allions avec eux et elles s'assoir autour d'une table rustique, sur la terrasse près de la rue. Nous allions alors discuter de grève, de rêve, de projets loufoques et d'actions concrètes. Nous allions siroter un café, pas si bon, mais si équitable et pas cher. 
Nous serions simplement bien.

Une image, comme un souvenir qui hante les pensées, me revint à l'esprit: l'accident de voiture. 
Sans que j'eusse à dire quoique ce soit, Tom me fit simplement "Tu ne te souviens pas de la fin?"
Je n'ai pas eu à réfléchir longtemps pour que tout me revienne, tel un drôle de rêve.

L'homme de la camionnette nous donnait un avertissement. Il était de l'escouade paranormalochose (même s'il nous l'avait expliqué, personne d'entre nous n'avait très bien saisi de quoi il était question). Tout, à partir du moment où Frank me lançait le crayon, ne devait pas se produire. Ça changerait le cours des choses. Pour le mal. L'homme de la van incarnant le mal.

Une fois assise sur la terrasse, lorsque vint le moment où Frank me redonnait mon beau stylo, l'atmosphère devint tendue. Il ne devait pas le lancer trop fort. 
Il nous regarda avec un regard naïf, comme s'il était le seul à ne pas se souvenir de l'étrange rêve que nous avions fait toutes et tous ensemble. 
Il se leva, et me tenda le crayon. 

Quel soulagement lorsque je le tins dans mes mains, sans avoir eut à courir pour aller le chercher près de la camionnette noire, qui était stationnée derrière moi. 

mercredi 12 janvier 2011

Le pianiste

Il se faisait tard. Le pianiste et le contrebassiste étaient déjà partis depuis un bon moment, après une performance appréciée. La serveuse faisait acte de dj depuis. C'est à ce moment qu'un jeune adulte est entré dans le bar. Manteau de ski de l'année et lunettes fumées. Oui, il parait que les lampadaires sont trop éblouissants pour les musiciens. Qu'importe. Malgré ces verres teintés, il aperçut le piano trônant au centre de la pièce. Il dû garantir à la serveuse qu'il maîtrisait son art et se vit accordé l'autorisation de pianoter un brin. Il était doué oui. Il mis une atmosphère agréable dans cette heureuse veillée du lundi soir, malgré son attitude de MARDE! 
Hey l'abus de confiance en soi et d'amour personnel! Comme si après ça ce mec était capable d'aimer qui que ce soit d'autre?! 
Ouach!

vendredi 12 novembre 2010

Belle tentative

Il pleuvait et il faisait froid. Début novembre à Montréal. Six heures et il fait déjà noir. Ç'aurait pu être pire. Elle venait de se procurer un Presto, un Auto-Cuisseur comme l'emballage le précise. Elle s'en balançait de la température et son paquet, trop gros, ne lui procurait aucun malaise dans le métro bondé. Elle avait chaud, mais ce n'était pas important. Elle s'était acheté, pour la première fois, un vrai appareil de cuisine. Comme une adulte responsable. Elle était adulte et responsable.
Au moment de traverser la rue, il ne faisait plus aussi chaud. Son foulard était déroulé, pour lui permettre de respirer dans la foule de gens pressés. Son manteau était grand ouvert, mais sa boîte la réconfortait. La lumière était rouge, elle et sa tête de cochon décidèrent tout de même de traverser. Une bourrasque de vent la frappa de plein fouet, comme pour la prévenir du danger qui la guettait. Son foulard se déroulant de plus belle derrière son dos, traina dans les flaques d'eau sales de la ville. Les voitures arriveraient sous peu, elle ne pouvait s'arrêter, déposer sa précieuse boîte et replacer son foulard et son manteau. Elle continua ainsi son chemin jusqu'à l'autre côté du boulevard achalandé. Elle regardait le bout de son tricot se balader dans la boue sur son passage, impuissante. Oui et puis?

dimanche 24 octobre 2010

Un ben beau conte

C'est l'ami d'un ami qui a une amie qui lui a raconté ça. C'est dans la presque thématique d'Halloween, si tout le monde accepte d'ignorer le fait que cet évènement s'est produit en mai 2008.

«Jeudi soir Leon m'a amené voir un concert dans un pub sur sa rue. Un band dans lequel un ami jouait, mais qui l'a quitter, et qui donne un ben bon show parraitrait-il. Bon ok pourquoi pas, je vais manquer Dr. House mais je vais survivre. 
Le chanteur ressemble physiquement au mec sur youtube: «Leave Britney alone!!» et ça me fait rien. Il porte un petit t-shirt blanc par dessus une salopette noire moulante, genre vraiment moulante. Sauf qu'on s'entends que c'est commun des truc laittes chez les rock stars qui se croient beaucoup. D'une source sûre, soit l'ex-membre du band aussi ami de Leon, le chanteur est un ex gay porn star qui a cessé parce qu'il a pogné le sida... soit dit en passant.  
Jusque là ça va. Bon, p-e son pantalons est trop serré, il arrête pas de se toucher le pen... Ah bon ok selon Leon, information vraiment importante que j'aurais du savoir AVANT de quitter House pour ça: le chanteur à l'habitude de se mettre nu devant la foule à la dernière toune et de montrer son érection! Bon ok, j'ai encore 30 minutes pour me préparer mentalement. 
Acours du show il arrache donc son t-shirt, ce que je trouve alors bien normal. Lors de l'avant dernière toune, nommée «Anal pleasure», il baisse ses pantalons et se passe le doigt dans les fesses... Étrange et malaisant... 
Mais tout celà n'était rien du tout! Oh non! La dernière chanson, si on peut appeler ça des chansons parce que le mec chanturle, mais c'est attroce là, pire que moi qui se force à mal chanter, j'ai falli me boucher les oreilles, sauf que la foule reste pour «le bon show», dernière chanson donc appelée «Shit on me», le gars s'avance dans la foule de dos et s'accrouppie. Après avoir dit mille fois «shit on me shit on me shit on me» il se fait littéralement caca dans la main droite, se replace sur le stage de face à nous, et s'étends la merde dans la face et le chest! C'est pas tout! Bien que j'étais sur le point de vomir, il a lancer le surplus d'étron et s'est jetter dans la foule sur deux filles juste en avant de moi! 
J'en reviens encore pas! Mon cerveau assimile pas encore. J'ai comme juste l'impression d'avoir vue ça à la télé ou sur internet... quoique ça serait tout aussi traumatisant... 
Oh my foutu God... »

Commentaires critiques et pas constructifs: C'est tellement mal écrit en plus de mettre beaucoup trop d'emphase sur son histoire d'horreur. Bref, c'est plutôt une légende urbaine qu'autre chose, de toute façon.

mardi 28 septembre 2010

Scénario d'horreur pour un prof

Un cours du soir, c'est tard. Y arriver en retard, c'est encore pire. Attendre son correcteur pour distribuer les copies de travaux corrigés et en faire des commentaires, c'est long. Devoir, encore cette semaine, appeler l'aide technique pour ouvrir le meuble multimédia, c'est stressant. Débuter la matière avec 40 minutes de retard, en constatant que le correcteur est parti avec ses notes de cours, c'est un malheur. 
Au fur et à mesure que le temps passe, les étudiants manifestent leur incompréhension totale, faute de cohérence.  C'est un fiasco. On a chaud. On manipule nerveusement l'efface sale à tableau blanc. Les mains moites se noircissent. Le fiasco se poursuit. On se frotte nerveusement le visage. Et ça y est, le comble du malheur : des grosses traces de doigts noires dans le front. Sur les joues. Sur le nez. Un murmure s'élève peu à peu dans la classe. Tout le monde voit le désastre. Personne ne le met en garde.  
Et le réveille matin ne sonne pas la fin du cauchemar...

jeudi 23 septembre 2010

Enterré vivant

L'émotion était trop forte. Mais surtout invivable. Ce ne fut que de l'autodéfense. 
Non. En fait, ce n'est pas ainsi que ça s'est produit.

***

Jour après jour les larmes coulaient le long des joues. Parfois elles n'osaient pas se montrer, surtout en public, mais elles étaient toujours présentes. La rage aussi d'ailleurs. Elle se manifestait, elle, au niveau de l'estomac. Il était noué et secoué. C'est sans parler des images qui défilaient sans arrêt devant les paupières humides. 
Seule la raison pensait pouvoir agir pour résoudre le problème. Elle résonna en toute logique. Le trop plein d'émotion crut alors bon de disparaitre. 
Tandis que ce petit corps plus fragile qu'il ne peut paraitre se remettait de tout ça en félicitant sa Raison, peu à peu, tout se remit en place. Le sourire n'était plus forcé, mais sincère. Les étincelles dans les yeux crurent bon de réaparraître. L'estomac s'était détendu et laissait à nouveau un flux normal de nourriture l'envahir à un rythme régulier. Les yeux voyaient à nouveau clair. Bref, le problème était mort et enterré. La Raison lui avait fait la guerre et avait vaincu.
Six mois s'écoulèrent ainsi, en toute quiétude. À l'abri d'un mal profond, d'un problème émotif, d'un monstre inconscient.
Jusqu'au jour où, sans crier gare, il revint à toute vitesse. Il ne comprenait pas ce qu'il faisait, mais avec sa grosse pelle de maladresse, il déterrait à un rythme ahurissant toute cette histoire. Il la fixait intensément dans les yeux à chaque fois qu'il enfonçait sa pelle dans le sol encore chaud et humide de l'été qui se terminait. Sans trop réaliser ce qu'il faisait, comme toujours, en croyant lui-même retrouver un bonheur d'autrefois peut-être, il libéra la boule d'émotion trop forte et invivable que la Raison avait enterrée. Cette histoire oubliée, nourrie par la soif de vengeance, revint à la vie à toute vitesse et lui sauta au visage avec un gros bruit sonore. Un Bang! qui retentit dans toute la ville. 
Les larmes revinrent se faire sentir, suivies de près par la rage. Elles firent ainsi fuir à nouveau l'appétit et la vue. Et tout ce que cela implique. 
Lui, il n'était que déçu que sa recherche de bonheur fut si infructueuse.

Pauvre fille. Ta Raison n'avait rien vaincu du tout. Elle n'avait qu'entreposé tes démons pour te protéger, mais tant que tu refuseras de les voir en face et de les affronter avec tout ton être, ils continueront à te terroriser, voire te dévorer. Peut-être seule une balle d'argent au coeur pourrait en finir avec eux... Peut-être pas.

mercredi 4 août 2010

Porté Disparu (comme la toune de Malajube)

Un des p'tits gars qui a décidé de partir, n'apportant avec lui probablement qu'un seul t-shirt dans ses bagages, celui de Gogol Bordello, et laissant une copine toute fraîche derrière lui. À l'Est, pas comme tout le monde.
Partir quelques semaines, c'est bien, mais quelques mois c'est mieux. Paraît que la wódka est bonne et pas chère. Et pourquoi pas à vie avec ça? Paraît qu'il fait chaud en été, que le genre humain est de party et que la vie n'est pas trop dispendieuse. Les betteraves sont bonnes et les babcia sont généreuses.
Ben en tout cas cher petit gars, tant mieux pour toi. Y'en a ici qui comptaient sur toi pour le beer pong... mais bon... ok! Profites de ce monde nouveau, mais reviens un jour.

jeudi 22 juillet 2010

Gustave, "c'est toi qui m'insipire"

Le gros Gustave a soudainement changé de comportement. De viril chasseur qui aime les caresses à grosse poule mouillée qui pleurniche à l'idée de passer la journée dehors. Il ne se lave presque plus (ce qui est typique d'une dépression) et reste couché dans le noir, sous un lit. Mardi il est parti du domicile familial à la course, il a pris peur (encore une fois) à cause du camion bruyant dans la rue et a déguerpit... toute la journée. Le soir venu, il a réapparu, toujours en vie, mais toujours aussi troublé. 
C'est cependant difficile de lui venir en aide! Si seulement il acceptait de communiquer ses problèmes avec les personnes ressources, il pourrait se défaire de sa peur chronique. Mais il préfère tout garder pour lui, comme toujours. 
Les hypothèses ont affluées pour expliquer le phénomène. Les plus probables:
  1. Il s'est fait tabassé par des voyous dans le quartier. 
  2. Il a été coincé sous les fougères pendant les orages et restera à jamais traumatisé par son experience.
  3. Il a fait une indigestion alimentaire. Gustave hallucine et du coup, devient paranoïaque. Tout lui fait maintenant peur. 
  4. Le sous-sol est en grande rénovation, probablement que des vieux esprits ont été dérangés/déterrés et ils agacent Gustave (parce qu'on sait tous qu'il est plus vulnérable au paranormal). C'est pourquoi il se réfugie maintenant à l'étage...
Peu importe ce qui lui est arrivé, le gros matou ne va pas bien et c'est inquiétant...


Le chat de la révolution
-VM

vendredi 23 avril 2010

Nuit blanche à Mexico

L'air climatisé faisait défaut. Tous regrettaient de s'être laissé convaincre par Pablo Gonzalez Casanova et tenir la rencontre de leur comité d'experts en analyse politique à Mexico. La sueur perlait sur leur front. Geertz, en se dégageant une mèche de cheveux collé au visage pris la parole. D'un ton grave, il annonça leur besoin de parler de la réforme de santé aux États-Unis. Il savait que la réunion serait longue et il ne fallait plus perdre de temps. Perdre son temps.
Côte à côte, comme à leur habitude, Marx et Engels manifestèrent leur mécontentement. La démocratie capitaliste étatsunienne les déprimaient. L'espoir qui les avaient tant animés était éteint et le cynisme les gagnait petit à petit.
Theda Skocpol, fière représentante de la gente féminine, buvait paisiblement son verre d'eau. Ces penseurs politique la rendait malade. Elle savait qu'ils dépendaient d'elle afin de guider leur réflexion par un cadre d'analyse précis et efficace. Mais ils la dégoutaient. Tous étaient là, à suer à travers leur chemise, sous leur veston d'hommes importants. Leur attitude de vieux macho intellectuels se reflétait dans tous leurs faits et gestes.
Seul Gino Germani gardait le sourire. Il connaissait ces longues et pénibles réunions, et il prenait un plaisir fou à taquiner ses collègues au visage long.
À l'écart se tenait Nietzsche. Il était toujours invité à siéger sur ce comité malgré la maladie qui lui rongeait l'âme. Le pauvre avait perdu la raison, durement acquise, par une vulgaire infection transmise sexuellement. Seules quelques rares et inintelligibles paroles lui venaient encore à la bouche. Tous alors se taisaient, acquiesçaient de la tête par politesse, et retournaient à leur discussion. Chaque fois un malaise planait dans la salle. Nietzsche fut un grand des leurs, ils le respectaient profondément malgré leurs divergence d'opinion. L'avoir avec eux à chaque fois tenait de l'honneur, mais le voir ainsi causait chez la plupart un profond malheur. 
***

vendredi 12 février 2010

Jamais sans mon CHUM

Une salle d'attente d'hôpital est sans aucun doute le lieu le plus déprimant en Amérique du Nord. C'est la surcharge d'émotions négatifs qui empeste les lieux. Tous sont impatients d'y être en douleur. Les ambulances ne cessent d'arriver avec d'autres blessés, probablement beaucoup plus grave.

«Ah c'est ben gentil ça hen. Vous faite t'ut ça pou' moé? Hey j'mérite pas ça!» 
-Un monsieur dans une civière. Après avoir vue le docteur il a trainé 3 heures de plus dans la salle d'attente avant de se faire expulser.

Les sans abris affluent vers ce lieu de service gratuit, chauffé, où le café à l'eau n'est qu'un gros dollar. Un qui décide de tester pratiquement toutes les chaises vacantes, avec du caca partout dans ses pantalons. Un autre qui aime parler de sa plaie au dessus de l'anus qui doit être recousu parce que la veille il a brossé. Un autre qui, sans dire un mot, fait comprendre que pour lui, il n'est pas question de voir un docteur. 
C'est peut-être l'attente interminable ou les odeurs d'hôpital qui rendent les gens étranges. Ou à l'inverse, peut-être seuls les gens fous sont prêts à occuper leur jeudi après-midi à patienter dans une salle d'urgence. Peu importe. Ils étaient nombreux. Ils se parlaient entre eux. Des fois s'aidaient, parfois se chicanaient. Parfois se plaignaient d'une attente interminable dans des atroces conditions: ils n'ont pas le pouvoir de changer les postes de télévision! D'autres choisissaient plutôt de quitter les lieux après avoir attendu 3 heures.
Un couple de jeune semblait être tout droit sorti d'un gang de rue qui bat de l'aile. La fille corpulente prenait soin du mec comme s'ils étaient amoureux depuis toujours. Il aurait vomi dans le métro et à la bibliothèque. (première pensé: Ils s'avent lire? Onh! C'est méchant!). Selon la fille ce n'est pas une gastro car sa fille de quatre ans (mon doux! Elle n'a pas genre 19 ans cette filles?) quand elle vomit c'est une ou deux fois puis c'est fini. Pas de fièvre qui accompagne ça. Donc le mec à la gastro est pris dans une salle d'attente et fini par faire un gros caca mou et puant... dans se pantalons. 
C'est seulement après 8 heures d'attentes que l'infirmière appela la petite asthmatique silencieuse dans son coin. Après avoir bu 4 cafés et fait tous les sodokus de tous les journaux de la salle, il était plus que temps qu'elle sorte de ce monde infernale.
Attente, voit la docteure, attente, voit l'infirmière pour passer les teste de respirations, attente, passe les rayons X, attente, attente, attente, voit la docteure pour le verdict finale: asthme et sinusite! Eh bien voilà la source de bien des problèmes!
Un gros total d'exactement 10 heures dans un hôpital où tout sera fait pour ne plus jamais y remettre les pieds! 

dimanche 3 janvier 2010

C'est l'histoire d'un anglais

Il tomba amoureux au mois de février, d'une jeune voyageuse. Comme elle repartait à la fin mars, il attendit patiemment son retour à Londres en mai. Malheureusement ce ne fut que pour une courte journée qu'elle accepta de le revoir.
Monsieur planifiait également voyager. Son idée était toute faite. Il irait voguer sur les mers des caraïbes à bord des bateaux qui accepteraient de l'engager. Il rêvait d'être un sea gypsy. Mais avant il devrait faire un tour à Montréal, revoir la jeune femme de ses rêves.
C'est en juillet qu'il atterrit à P.E.T. Il faisait chaud, beaucoup plus qu'il ne l'aurait imaginé. Ils étaient contents de se retrouver. Ailleurs mais les mêmes. Enfin presque. Elle travaillait beaucoup, lui visitait seul les rues de la métropole. Elle le sortait dans les festivals, restaurants et bars, lui comptait minutieusement ses sous même si le taux de change le favorisait ridiculement. Elle parlait français la plupart du temps, avec amis et collègues, il ne connaissait rien de cette langue de grenouille.
Au bout de dix jours, cette histoire prit fin. C'était parfait ainsi. Il reprochait aux montréalais de parler trop français. Il ne voulu rien manger d'autre que les fameuse beans aux tomates sur des toasts accompagnées de cheddar. Elle était épuisée de ses longues journées où travail et sortis s'étaient toujours rapidement enchainés. Lui était déstabilisé. Au bout de dix jours, cette histoire prit fin, et c'était pour le mieux.
L'anglais refit donc le chemin vers Londres où il resta quelques temps pour mieux repartir.
La mer des Caraïbes s'avéra plus belle que dans ses rêves. Le soleil plus fort qu'à Montréal, les gens plus amicaux que chez lui, la vie plus légère.
Il voga longtemps à bord du bateau où il se fit engager. La vie était belle, mais son esprit ne pu rester à bord très longtemps. Ses pensées ne convergeaient que sur une chose: la femme de sa vie. Elle était loin. Elle était belle. Elle était tout ce dont il désirait.
Avec les jours, la mer devint difficile à côtoyer, le soleil brulant, les nuits porteuses de cauchemars, le travail difficile. Ses pensées s'enfuirent alors définitivement au nord du continent américain afin de caresser en rêve la seule femme qu'il n'eut jamais aimé.
Au nouvel an, une seule résolution lui vint à l'esprit. Il lui fallait retrouver cette jeune fille, et pour lui plaire, apprendre le français. Il irait habiter avec elle. Vivre à ses côtés. Parler sa langue. Ils ne feraient alors plus qu'un.

Au matin du premier janvier, la canadienne pris connaissance de son courrier machinalement en buvant son premier café de l'année. Elle fut alors contente de recevoir des nouvelles de son ami anglais. L'histoire d'amour étant terminée, elle était prête à entretenir une amitié à longue distance. Quelle fut sa surprise en lisant les dernières lignes. Il faisait la promesse d'aller la rejoindre au cours des trois prochains mois, et ainsi ils pourraient vivre la vie heureuse dont ils ont toujours rêvée.
«Il a réalisé qu'il ne pourrait ni parler espagnol, ni vivre comme Jack Sparrow, pauvre mec. Il ne sera malheureusement pas plus heureux chez des francos. Il faut lui faire de la peine avant qu'il n'entreprenne sa grande aventure par ici où son coeur se brisera pour toujours.»
Ce n'est cependant pas évident de briser volontairement le coeur de quelqu'un.

mercredi 30 décembre 2009

Life of Pi

Comme il est attachant le petit Pi. Jeune indien végétarien et croyant (en trois religions soit dit en passant). Il aime les animaux et Dieu, lequel? C'est sans importance. Il aime la lecture et la nage.
Il doit cependant apprendre à tuer pour survivre. Dieu le pardonnera. Il pêche et décapite violement poissons et tortues. Mais ce n'est toujours que pour sa propre survie. Il a amplement de biscuits anglais, c'est-à-dire sans goût, mais les animaux marins servent principalement à calmer le gros Richard Parker. Et bien que ce dernier puisse boire de l'eau salée, il nécessite une abondante quantité d'eau potable, c'est pourquoi les appareils rudimentaires de désalinisation de l'eau de mer lui sont essentiels.
Pi Patel a un joli bateau de secours, qu'il doit partager avec le Redoutable Rich, mais il s'accommode bien d'un radeau de fortune à base de rames et de gilets de sauvetage. C'est qu'il est ingénieux le petit indien.
Canada, terre promise. Rêve lointain devenu cauchemars. Un zoo à Pondicherry a fermé ses portes pour faire naufrage.

Quelle jolie histoire, sincèrement. Merci Yann Martel. Merci aussi pour les romans religieusement envoyés à Stephen Harper à chaque mois.

vendredi 27 novembre 2009

Une visite à La Cour à Scrap

C'est avec P'pa qu'on part à La Cour à Scrap un mercredi sombre d'automne. Pas simplement pour voler des pièces et les revendre pas cher pas cher, mais aussi pour des pneus d'hiver «neu avec les titines pis toutes». C'est parce que le petit frère est pauvre, mais l'hiver arrive à grand pas menace d'étendre une glace noire sur les routes.
Une cour à scrap, à la base c'est un endroit particulier, mais à la campagne, une journée grise du mois de novembre, ça devient un endroit parfait pour une «expérience du sacré» (Jean Dansereau).
Dès le premier regard on se croit dans un autre monde. L'affiche, ou plutôt le morceau de bois, indiquant Reclyc-Auto donne un ton lugubre, avec sa peinture blanche et rouge écaillée. À l'entrée, un autre bout de bois nous fait signe de se garer dans la section des clients, au cas où. Faudrait pas se faire compacter la voiture comme on dit!
Une vieille roulotte fait acte de bureau administratif. On peut y lire «Achetons/ Vendons. Comptant $$$$$$$$$$$$$$$$». Le gars (parce qu'on ne peut pas se permettre de le surnommer poliment Monsieur) réfère P'pa à l'autre gars qui travaillait dans le garage, en fait dans le vieux hangar en ruine. Il est a noter leur oublie d'un panneau en mauvais état où on pourrait y lire : Port de la chemise carotté obligatoire.
Ce deuxième gars fait acte de guide jusqu'au vieil autobus scolaire où on y entrepose les pneus usagés, sans réel classement. Sur la route, le gars s'allume une cigarette, tandis qu'un ado tourne autour en tracteur. Il faut se concentrer à marcher dans la boue le long de restants de voitures, ce qui fait presque oublier les autres tracteurs au loin qui poussent des anciens bons véhicules dans le compacteur. Ce n'est qu'une fois rendu à l'autobus pour «enfants spécial» que le gars s'arrête et commence à jaser. Et jaser. Montrer des pneus, et jaser.
«Mon fraère a pogné ça l'hiver pâssé. Tsé y'é jeune là, y va avoir 20 ans. Pis heille, y'es a usés à corde! J'y dis hey tu fais-tu des shows de boucane toé? heu nenon... Ouain ouain me semble tsé! Heilles les jeunes hen! Sont fous!»
Et il continua à jaser ainsi... Jusqu'à la Jetta TDI qui évidement n'allait pas au compresseur.
Pendant ce temps, l'atmosphère était étrangement palpable. Le ciel gris semblait emprisonner l'air dans la cour à scrap. Les arbres morts, le foin au loin qui flotte à la guise de la brise automnale, les chemins boueux et les véhicules abandonnés là, les capots ouverts, les roues retirées et plusieurs pièces manquantes. Une ambiance glauque parfaite pour un long métrage de fin du monde. Le vidéo Believe me de Katie Stelmanis aurait dû être filmé dans ce lieu sombre en cette journée froide.
La transaction fut complétée en deux temps trois mouvements, et ce, en argent comptant $$$$$$$$$$ sans reçu. La douzaine de gars en chemises carottés bleues s'étaient réunis dans la petite roulotte. Pause syndicale, ou façon d'observer de plus près les gens de la ville. Peu importe la raison, ça ne donnait pas envie de trainer là très longtemps.
L'expédition dans ce monde fermé fut brève, mais parue une éternité. Une brèche dans le temps. Une aventure qui marque les esprits pour toujours.
Quelqu'un se cherche des pneus d'hiver? Ça vaut la peine!

lundi 26 octobre 2009

C'est l'histoire d'une folle à lier

La première rencontre avec cette jeune femme au regard vide s'est bien déroulée, Elle aimait beaucoup son repas de qualité pourtant moindre. Elle fixait un peu trop la serveuse, probablement question de la mettre mal à l'aise. Qui sait.
La visite suivante, ce fut le tour de Mimi d'être déstabilisée. L'homme qui l'accompagnait n'était guère mieux. Ils partirent après un long débat: forêt ou agriculture? Bref, étrange. L'homme revint quelques heures plus tard, simplement pour jaser à nouveau avec la belle Mimi. C'était important pour lui de savoir quel était son acteur favori, puis la comparer à des actrices et lui parler de sa vie antérieure.
La femme étrange aimait trop les oeufs. Elle ne pu s'empêcher de revenir encore et encore. Plus elle venait, plus elle était à l'aise et donc plus elle discutait.
Elle pris encore Mimi par surprise, une journée plutôt tranquille de fin de semaine, lorsqu'elle lui avoua qu'elle n'aimait pas Claude Legault car, dans une autre vie, ils étaient ensemble en Espagne quand il a tenté de l'étrangler... Pauvre Mimi.

Lors d'un dimanche bien occupé, elle s'assit seule en face de l'immense porte de garage pour observer la rue St-Denis, mais surtout pour bien ressentir les serveurs et les clients. Des quatre longues heures où elle persistait à manger très lentement et boire des tasses et des tasses de café, elle ne pouvait évidement pas se la fermer.

«Ah monsieur vous manger trop vite, dit-elle à un client très régulier. Ce n'est pas très bon pour votre digestion» Il se contenta de lui faire une moue de dégoût, puis réplica à la belle Mimi quelque chose du genre: Est folle elle!

«Plus de café madame? offrit une serveuse.
-Ah oui! Si c'est toi!
-Moi? répondit-elle un peu déstabilisée
-Oui! Toi ou n'importe qui, tant que c'est fait avec un vrai beau sourire! T'es belle quand tu souris honnêtement. Ça vient du fond du coeur, ça paraît.»
Quelqu'un veut bien expliquer depuis quand une serveuse de resto cheap à déjeuner sert du café avec son coeur?

«Toi tu étais une pomme Granny Smith dans une autre vie... Dans douze ans tu auras des chevaux, c'est ton rêve. Tu auras une jument qui accouchera de douze chevaux dont deux gagneront des prix dans des compétitions. Affirma-t-elle, le regard toujours vide, de sa voix trop douce et trop stable.
Martin ne su quoi répondre, il s'éclipsa donc. En prenant garde de ne jamais retourner lui servir du café.

Lorsqu'une serveuse lui apporta un verre d'eau, elle eu droit à un sermon sur l'importance de boire beaucoup d'eau. Pas simplement un verre le matin en se levant. Il faut rester bien hydraté.
Ouf, c'était pas trop étrange ça. Au moins.

Au tour de Mimi de lui servir un autre café.
«Toi tu étais une colombe qui volait au dessus de l'Himalaya dans une autre vie. Mais un chasseur t'a tiré après trois minutes.
-Y'a pas de colombe au dessus de l'Himalaya! réplica-t-elle d'un ton sceptique avant de partir aussi loin que lui permet le petit restaurant.»

Il ne restait plus que la jeune folle et quatre autres clients. Quand ils commencèrent à partir, une serveuses s'empressa de passer le balai afin de chasser la prophète. Elle ne s'en aperçu malheureusement pas immédiatement. Elle était trop occupée à tenir un discours au petit groupe qui quittait. Au dernier, elle lança un de ces compliments! Le jeune homme, sans savoir ce qu'impliquait une discussion avec elle, lui tint la conversation beaucoup trop longtemps.
«Est-ce que tu as un facebook ou quelque chose du genre qu'on reste en contact? dit-il avant de quitter. Il était définitivement flatté par ses compliments.
-Non, je n'utilise pas ça moi, conclut-elle d'un ton des plus sérieux. Je fais de la télépathie.»
* Malaise total*
La serveuse à la serpière ne pu s'empêcher de se réfugier dans la cuisine pour rire sa vie et verser des grosses larmes de bonheur! Wow, de la télépathie!

Quand l'étrange spécimen réalisa enfin qu'il était temps qu'elle quitte, elle alla directement remercier le propriétaire latino hypocrite. Ce ne fut cependant pas en l'épargnant de ses commentaires malaisants. Le latino, ne comprenant absolument pas l'engouement pour tout ce qui est équitable et biologique, n'était absolument pas intéressé par les conseils de la cliente à propos des oeufs biologiques.
«Oui merci, trouvait-il à répondre.
-Ça coûte un peu plus cher, mais vous allez voir monsieur, vous aurez beaucoup de nouveaux clients, insistait-elle
-Oui merci.
-Ils vont aimer ça ici et ils reviendront.
-Oui merci, persistait-il à répondre.
-C'est important d'acheter biologique...»
Et ainsi de suite.

Freak! Câliss de Freak!! Ça suffit cet emploi de merde! Osti de Freak! Elle fait peur!


dimanche 30 août 2009

C'est l'histoire d'un français


Mimi tu reconnaitra probablement le personnage...

Il arriva à Montréal, ne sachant trop à quoi s'attendre. Oui les gens parlent français aussi, mais c'est un autre dialecte...
Il a une copine, ou plutôt une connaissance avec qui il a étudié, qui est maintenant étudiante à Montréal. Il espèrait passer un peu de temps avec elle. Ce qui s'avéra être 2 courtes journées.
Dès le tout début de son séjour au Canada, il découvrit un petit restaurant à déjeuners (ils sont fous c'est canadiens! Ils veulent dire Restaurant à PETITS Déjeuners! Pff ). La serveuse était bien sympathique même s'il est beaucoup trop tôt. Faut dire que c'est très tranquille à cette heure de semaine. Elle lui donna quelques idées de tourisme et tout. C'est alors qu'il eut l'idée de marquer son moment à ce resto en prenant la fille en photo devant l'édifice (ouais génial tout le monde vont penser que je suis devenu hyper proche de cette nana! Trop chouette!).
C'est alors qu'il revint le lendemain matin. C'était une autre serveuse, très gentille aussi. Elle lui demanda ce qu'il avait vu, et elle lui disait ensuite ce qu'il lui restait à voir sur cette île.
Il revint encore le jour suivant, puis le suivant, et ainsi de suite jusqu'à son dernier jour en sol américain.
Le dernier jour il décida par contre de faire changement, il vint sur l'heure du dinner. Pour un vrai déjeuner. Il avait prévu le coup, les deux serveuses étaient là en même temps! Il s'était heureusement mit sur son 36 en enfilant son nouveau t-shirt de tourisme Montréal représentant une jeune amérindienne genre Pocahontas accompagnée d'un loup. Oui, le Français portait un t-shirt de loup en ce dimanche matin.


C'est même avec toute cette élégance qu'il demanda poliment à la serveuse photographiée si elle voyait un inconvénient à ce qu'il publie cette photo sur son propre site internet (Qui dira encore que je suis un nerd! J'ai une photo d'une fille sur mon propre site internet!).

Il faut parfois être compatissants avec les français, ils ne sont pas tous snobs et désagréables. Ils peuvent être loser comme tout le monde...