jeudi 18 février 2010

Mixte, d'une durée de 2 min, catégorie libre et nombre de joueurs illimité.

«Ah fais pas comme si t'allais en perdre ton pénis là!»
Un monde magique, ou presque toute la vie réelle prend son trou pour laisser place à l'imaginaire et au rire. Un mort dans le métro, un bébé iPod, un salon en apesanteur, une réunion de AA, un couple gai à la bibliothèque, des futurs parents magasinant des chaussures. Tout est possible, mais surtout divertissant. Ça libère l'esprit, ça renforcie des amitiés. Ça évacue les ondes négatives.
Quatre ans plus tard, c'est pratiquement plus plaisant que jamais dans une vie, ou peut-être le souvenir de pratiquer cet art fut réduit, dû au souvenir trop lourd du manque d'estime personnel, qui aujourd'hui est encore présent, mais pour une raison quelconque, ne prend plus le dessus sur cet art de la scène. 
Longue vie à l'obèse de race noir qui se roule sur le ventre, aux morts, à la prof de primaire attaquée à coup de spaghetti, aux moules mouchetées et à Jésus-vampire,  mais surtout à la coach. Une perle. 
Personne ne le sait, mais ça fait une grande différence dans une petite vie minable. 
Longue vie aux jeunes du parti conservateur!

mercredi 17 février 2010

Le Cafe

Vidéo découvert il y a déjà bien longtemps de cela par le Petit Paskhal.
C'est beau, c'est bon, ça relaxe au début et stresse à la fin, comme une bonne tasse de Kawa.
Ka-ka-kawa i papierosy

dimanche 14 février 2010

Pub sexistes




Dans la lancée d'analyse de textes antiféministes, quoi de mieux qu'une simple publicité pour concrétiser les propos d'hommes politiques importants tels Spinoza, Proudhon et Henri Bourassa.
Attention Femmes! Si vous avez des problèmes de couple, c'est de VOTRE faute! Votre mari vous a épousé puisqu'il était en amour avec VOUS, donc s'il advient quelque problème que ce soit, ne chercher pas plus loin, VOUS êtes le problème.
Femmes, causes de tous les maux.

Ah pis pourquoi pas une autre pour se gâter!
Voyez comment se propage la syphilis: la femme mariée qui trompe son mari, parce que l'opposé est impensable. Elle peut aussi attraper la grave maladie, par exemple, par l'avortement. Ah la science infuse...

samedi 13 février 2010

Une fragile tempête

Comme une boule de cristal que tu aurais secouée tout simplement, pour le divertissement, sans arrière pensée. Une jolie décoration qu'on oublie souvent sur une tablette. Elle ne semble plus servir à autre chose qu'accumuler la poussière. Et toi tu la sors de sa torpeur et la secoues vivement. Les petits flocons virevoltent à nouveau dans tous les sens, tels des idées, des peurs, des angoisses, des joies, des rires, des pleures dans une boîte crânienne. Ces pensées se frôlent et s'entrechoquent  créant un chaos total. Tout ce qui paraissait simple parce que paisible est à nouveau agité et plus compliqué que jamais.
Un beau bibelot qui représente bien plus qu'un paysage d'hiver. Derrière cette joyeuse scène de Noël se cache le désordre le plus complet, comme un large sourire qui pourtant traduit un grand malheur.
Nul ne peut t'en vouloir pour avoir involontairement créé un tel fiasco. Si ce n'était pas toi qui, d'une main nonchalante, avait redonné vie à cette tempête au repos, ça aurait été le prochain venu. Tous le font sans vraiment en avoir conscience. Mais le mal est fait. Les flocons ont repris leur envole et seul le temps leur permettra de tranquillement réatterrir. Jamais ils ne disparaîtront réellement, mais au moins ils seront, pour un moment, invisibles. On les oubliera, jusqu'à la prochaine tempête.

vendredi 12 février 2010

Jamais sans mon CHUM

Une salle d'attente d'hôpital est sans aucun doute le lieu le plus déprimant en Amérique du Nord. C'est la surcharge d'émotions négatifs qui empeste les lieux. Tous sont impatients d'y être en douleur. Les ambulances ne cessent d'arriver avec d'autres blessés, probablement beaucoup plus grave.

«Ah c'est ben gentil ça hen. Vous faite t'ut ça pou' moé? Hey j'mérite pas ça!» 
-Un monsieur dans une civière. Après avoir vue le docteur il a trainé 3 heures de plus dans la salle d'attente avant de se faire expulser.

Les sans abris affluent vers ce lieu de service gratuit, chauffé, où le café à l'eau n'est qu'un gros dollar. Un qui décide de tester pratiquement toutes les chaises vacantes, avec du caca partout dans ses pantalons. Un autre qui aime parler de sa plaie au dessus de l'anus qui doit être recousu parce que la veille il a brossé. Un autre qui, sans dire un mot, fait comprendre que pour lui, il n'est pas question de voir un docteur. 
C'est peut-être l'attente interminable ou les odeurs d'hôpital qui rendent les gens étranges. Ou à l'inverse, peut-être seuls les gens fous sont prêts à occuper leur jeudi après-midi à patienter dans une salle d'urgence. Peu importe. Ils étaient nombreux. Ils se parlaient entre eux. Des fois s'aidaient, parfois se chicanaient. Parfois se plaignaient d'une attente interminable dans des atroces conditions: ils n'ont pas le pouvoir de changer les postes de télévision! D'autres choisissaient plutôt de quitter les lieux après avoir attendu 3 heures.
Un couple de jeune semblait être tout droit sorti d'un gang de rue qui bat de l'aile. La fille corpulente prenait soin du mec comme s'ils étaient amoureux depuis toujours. Il aurait vomi dans le métro et à la bibliothèque. (première pensé: Ils s'avent lire? Onh! C'est méchant!). Selon la fille ce n'est pas une gastro car sa fille de quatre ans (mon doux! Elle n'a pas genre 19 ans cette filles?) quand elle vomit c'est une ou deux fois puis c'est fini. Pas de fièvre qui accompagne ça. Donc le mec à la gastro est pris dans une salle d'attente et fini par faire un gros caca mou et puant... dans se pantalons. 
C'est seulement après 8 heures d'attentes que l'infirmière appela la petite asthmatique silencieuse dans son coin. Après avoir bu 4 cafés et fait tous les sodokus de tous les journaux de la salle, il était plus que temps qu'elle sorte de ce monde infernale.
Attente, voit la docteure, attente, voit l'infirmière pour passer les teste de respirations, attente, passe les rayons X, attente, attente, attente, voit la docteure pour le verdict finale: asthme et sinusite! Eh bien voilà la source de bien des problèmes!
Un gros total d'exactement 10 heures dans un hôpital où tout sera fait pour ne plus jamais y remettre les pieds! 

mercredi 10 février 2010

Si Dieu existe selon Juju

La coloc ne semble pas apprécier le spectacle à sa juste valeur... Comble de malheur!

lundi 8 février 2010

Une Sainte Bud

Une petite bière un dimanche soir anodin avec un ami de longue date. Il choisi un pub tranquille près de chez son copain, preuve comme quoi il était temps d'avoir de ses nouvelles.
Ce n'est toutefois pas pendant le Super Bowl que la signification de «prendre une petite bière tranquille» peut prendre tout son sens... Les bars étaient pleins à craquer de fans en délire au point où l'ami suggéra un autre coin de la ville à une dizaine de minutes de métro. Offre AC-CEP-TÉÉÉEEE!!!
L'endroit de réputation très tranquille regorge également de fans des Saints. À chaque bon coup de leur favori, ils sont tous debout à hurler comme des hommes des cavernes et à se sauter dans les bras (même entre inconnus).
Pour l'ambiance tranquille donc, il fallait faire une croix la dessus. Cela dit, pour une p'tite bière c'était parfait. Les spéciaux pour l'occasion ont fait bien des heureux: un bock de Labatt 50 à demi prix, c'est-à-dire à une grosse piastre! Merci Steven! Il y avait même des prix de présence. Steven a distribué des belles casquettes Bud à tout le monde dans la place! 
C'est ainsi que les deux jeunes adultes repartirent de là, bien contents d'avoir renoué leur amitié, mais aussi heureux de la bonne game de foot avec leur calotte d'enfer! Wouhouou!
Sauf que le bonheur pur n'existant pas, il fallait un problème à cette soirée fan-tas-tic! Voire même problème majeur! Pour une troisième fois dans la même semaine, il y a eu un arrêt du métro! Bah, l'autobus n'était pas trop bondé à cette heure tardive et il fut possible d'attendre au chaud l'autobus dans l'appart de l'ami à la casquette Bud. 
Puis hey! Bon stage aux Moquettes Coquettes! 

dimanche 7 février 2010

C'est en lien avec le post précédent.
Voici les Gâteaux Omnikrom. 
Exigez A





















Et une casquette de Géant.

mercredi 3 février 2010

Nostalgie cégépienne

Vulgaire à souhait, quoique pop et plate aujourd'hui. Ça donne le goût de devenir une femme objet qui suis les rappeurs dans leur loge.. Ou simplement devenir une queen du rap. Porter du bling bling et se faire respecter yeah!


Où sont mes groupies ?
Où sont mes groupies ?
Elles sont ici, elles sont partout.
Omnikrom rap féministe

Groupie love, groupie love
Omnikrom rap féministe

Groupie love, groupie love
-Je t'aime Groupie - Omnikrom




Hey ! Danse danse ! Comme si la photo bougeait...
Ça a pas d'sens, mais fais pas une face de POULET !
Fais plutôt une face de CHAMPION !
Prends une photo avec moi ou liche mon chat, con!

-Prends une photo avec moi - Omnikrom

Aaah ca sens le sexe
J'surclasse tes ex's
T'es cochonne
J'adore sa
Tu veux te battre dans la boue
Tu m'passionnes
En tout cas j'peux te lecher tes deux trous
T'es sale
J'm'en fou j'te nettoies
T'avale
Les flèches que j'envoies
Moi j'aime tes seins et toi tu m'aimes
Oups. . J'ai taché tes draps, je m'excuse, je visais ton visage
Mes demoiselles
Ça sens le XXX ce soir 
-XXX ce soir - Omnikrom

mardi 2 février 2010

Le sauveur aux pompes

Il y avait une petite demi-heure d'affichage à faire pour annoncer la prochaine assemblée générale du syndicat des chargéEs de cours. La dame qui faisait le guide pour la première tournée d'affichage de la petite nouvelle, était bien gentille, mais pour une raison obscure, courait pratiquement entre chaque pavillon. Les poumons toujours sensibles, la nouvelle employée du syndicat des chargéEs de cours avait un peu de difficulté à suivre le rythme.
Un peu plus tôt cette journée, son coloc la vit arriver à leur appartement ce matin et lui trouvait un air de j'ai fumé 8 cloups avant de monter les 3 étages à la course, ce qui était tout faux bien entendu. L'asthme semble vouloir s'éterniser...  Ceci étant, voilà LE coup de chance qui sauve une vie! Le coloc traine avec lui des (oui des) pompes contre l'asthme! Il lui en refila donc une pour le temps qu'elle se déniaise et aille voir un vrai médecin!

«Hen! Y'est toujours là pour refiler des pompes hen lui! Heille! Pff! Une chance!»

lundi 1 février 2010

Allergènes + tabac + grippe = ASTHME

Il fait trop chaud. Mais sans couverte c'est trop froid. Le moindre effort est douloureux. L'air passe en infime quantité jusqu'au fin fond des poumons. C'est paniquant par moment, mais la panique est la pire attitude à avoir dans cette situation. Il faut relaxer. Se concentrer sur la respiration difficile, mais certaine. Une inspiration à la fois. Puis l'expiration. Dormir s'avère impossible dans ces conditions. C'est même ce manque d'air qui a rendu les heures de sommeil si peu nombreuses pour cette dernière fin de semaine de janvier.
Des actions simples comme boire un verre d'eau, aller aux toilettes, rester couché ou formuler une phrase complète deviennent pratiquement impossibles. 
La combinaison de trois médicaments cette nuit n'est pas plus efficace que le seul qui fut consommé hier soir. En fait, seul des pompes seraient nécessaires, mais ça fait une belle lurette qu'on ne trouve plus de tel produit ici! Il ne reste donc plus qu'à attendre que ça passe, assise devant la télévision en compagnie des chats. 
Cette expérience permet certainement de compatir avec les malades souffrant de la fibrose kystique, voire même d'appuyer la fondation de Céline.


L'asthme (phon. : [asm]) du latin asthma signifiant « respiration difficile », est une maladie du système respiratoire touchant les voies aériennes supérieurs et notamment les deux bronches, définie comme étant une gêne respiratoire à l'expiration.          -Wiki

samedi 30 janvier 2010

Malaise 45

Trois étudiants se retrouvent au nouveau Presse Café de leur ville natale. Ça fait différent et c'est plus paisible que le fameux Tim. Malgré la sélection quelconque de musique, ils arrivent à se concentrer.
La dame travaillant nouvellement à ce café manifeste sa joie de voir des étudiants dans son commerce.

«Vous êtes-tu bien ici hen!
- Ah oui pas pire, hmm, oui...  répondirent-ils manifestement mal à l'aise.
- Vous êtes-tu au Cégep vous là?
- Ah non à l'université
- Ah ben hen. Moé j'ai pas étudié assez longtemps pour faire la différence, dit-elle finalement en s'éloignant, feignant d'avoir à nettoyer les tables plus loin.» 

Crystal Mett

Au bar le Crystal, il y a des luminaires en crystal. Des rideaux glamours. Des gens laids. Des drinks gratuits avant minuit. Un 40 onces pour les groupes V.I.P. de plus de 15 personnes. La toune de l'UQAM.
I got a feeling
'Cause tonight's gonna be a good night
Il faut faire attention à l'entrée. C'est glissant. Heureusement qu'il y a un tapis rouge pour les filles qui sortent en talons hauts, ou en béquilles.
La population entière de la ville semble s'y diriger pour profiter du nouveau concept, mais ça ne vaut pas la peine. C'est une façon de trop boire pour oublier comment c'est désagréable la vie ici.
Les militaires pullulent. Les chemises blanches trop grandes et ouvertes sur un t-shirt sans goût sont la grande mode dans ce club. La casquette rajoute beaucoup de style. C'est évident.
La meilleure chose à faire c'est de boire au Crystal, porter fièrement l'estampe, vers minuit se diriger au Metric Bar et profiter de leur estampe aussi, mais cette dernière est rarement estampillée au complet. Ensuite on peut danser avec du crystal meth (MET) sur les poignets.
Ceci étant, il faut faire attention aux jeunes couples nouvellement formés qui rompent, car il y a aussi des filles déplaisantes mais surtout bébé qui vont semer la pagaille. C'est moins drôle.

vendredi 22 janvier 2010

Josephine and Micheal


Smooth Night With Jonny's Guitar by the Famous Josephine and Michael Cool Jazz Band

Vraiment, C'est à ne pas manquer. Ils sont incroyablement bons et talentueux!

mercredi 20 janvier 2010

Proudly working at Proud

Il y a un an, une anglaise détraquée et enragée contre la vile, comme beaucoup trop de gens à Londres, a déversé sa rage sur une gentille barmaid inoffensive. Déverser est un bien faible mot, lancer, garocher, pitcher seraient des verbes plus appropriés. En effet, la petite pitoune en avait assez d'attendre, c'est surement pourquoi elle faisait la file entre deux barmans...
Elle se fait finalement servir par le sympathique Damian, aspirant comédien à surveiller soit dit en passant. Seul hic, sa collègue semble avoir un problème avec le fusil à coke qui gicle de l'eau pétillante dans un rayon d'environ  un mètre à la ronde. Oh mais non! Pour qui se prend cette barmaid à l'accent français pour lui salir sa robe de princesse achetée pour l'occasion spéciale qui est de sortir au trendy bar Proud un samedi soir achalandé? Bitch!
L'anglaise en furie pris donc son élan et lança son Whisky'n coke (sans le verre heureusement) au visage de la canadienne avant de prendre ses jambes à son cou. Après tout elle venait de gaspiller 5,60£ pour attaquer une des membres du staff... et puis les bouncers avaient l'air assez féroce!
La victime ne comprit ce qui s'était passé que lorsque ses sens reprirent fonction. L'odeur, du Whisky et le pétillant du coke... Les yeux lui brulaient à un degré intolérable puis elle commença à jurer en bonne québécoise. Les «osti», «tabarnak», «câlis» et compagnies s'enchainèrent au point d'inquiéter le gérant du Bar, l'italien qui n'avait pas été témoin de la scène.
La vue revint tranquillement. La douleur quitta au bout de 45 minutes. Le maquillage état fichu. Et la coupable portée disparue à jamais.

mardi 19 janvier 2010

2012

À quoi bon se remettre en question et s'en faire pour des futilités? Les erreurs du passé, le présent parfois compliqué, le futur incertain. Inutile. La fin du monde arrivera bien assez vite.
Maintenant que c'est un fait connu, vérifié et vérifiable, ne reste plus qu'à y croire et axé sa vie en fonction.

Recette simple d'une vie heureuse:
Une pincée de: «Vivre au jour le jour. Vivre au jour le jour. Vivre au jour le jour»
Mélanger dans un grand bol vide, comme par exemple une boîte cervicale.
Répéter religieusement plusieurs fois par jour.

dimanche 17 janvier 2010

44 Malaises

Les malaises MySpaciens furent un moment délicieux. Premier contact réel avec le monde du web. C'était sans prétention (parce que maintenant il y en a beaucoup), mais c'était aussi très mal écrit et pas si agréable à lire.
Quoique certains textes sont encore un peu drôles.
Comme celui du 7 décembre 2007.


Jeudi 6 Décembre était le jour fatidique où je devais remettre 2 travaux d'une trentaine de pourcent chacun (et j'ai réussi!), mais cette journée était aussi celle de mon dernier cours de La guerre et la paix dans la pensée politique. Cours super intéressant, mais très exigent, soit dit en passant.
Mon prof arrive tout vêtu de jeans (chemise trouée incluse), comme lui seul ose faire à l'université. Il avait invité un collègue pour nous donner une conférence (pour donner son cours à sa place). Le sujet était l'anarchisme, le projet politique.
Le conférencier est donc là, dans un coin de la classe, en attendant le début du cours. Genoux plié, pied accoté au mur, une tasse (de Noël!) de café à la main , tout vêtu de noir, skinhead, il est là à nous observer, le regard menaçant. Moi j'avais peur. Steph à coté de moi aussi!
Il commence finalement, regardant le bureau du prof avec son regarde tueur. Déjà là, c'est pas hot. Il nous regarde même pas. Quoique avec  lui, je préférais qu'il me regarde pas dans les yeux!
Ses premières paroles furent:
«Oui Stéphane vous a dit qu'on s'était connu à l'UdeM. Ben aujourd'hui, 6 décembre, à quelques heures de différence, ses étudiants étaient eux aussi en fin de session...» haha oui on trouve ça drôle, mais il poursuit, tjrs en voulant tuer quelqu'un avec ses couteaux dans ses yeux. « ...et c'est là qu'un gars est entré dans une classe et a fait sortir tous les gars. Il trouvait qu'il y avait trop de fille à la polytechnique, c'est-à-dire 18%, c'est vrai que c'est beaucoup. Bref, il a tiré avec son gun sur les filles toujours assises dans la classe. 14 filles sont mortes en tout. Aujourd'hui y'a 24% de filles à la poly, c'est de l'histoire du passé l'inégalité là bas.»
Y'avait un froid généralisé dans la classe, causé par le fait que tlm avait oublié la date du drame de la polytechnique, mais aussi par son cynisme pure et condensé.
Bref, il donna son cours sur l'anarchisme, qui était très intéressant. Mais cette fois-ci il nous regardait, il avait l'air moins méchant, mais tjrs aussi cynique. Je sais pas son nom ni les cours qu'il donne, mais j'ai eu envi de faire un bac en sc. po pour l'avoir comme prof!




Peut-être certain ont déjà entendu cette histoire, ou peut-être même reconnaitront-ils le prof en question, mais bref. Le rêve de faire un bac en sc. po et de l'avoir comme prof sont exaucés. Le hasard fait bien les chose par fois.

vendredi 15 janvier 2010

La soirée du Hockey, avec M. Le Sénateur

Pour une raison quelconque, le débat du féministe résonna. L'ex-bridiste se disait anti-féministe, voire même masculiniste. Et c'est là que le déclic se fit. Pas besoin de militer pour être féministe. Suffit de croire en la cause.
C'est ainsi que la fille, boycottant nouvellement les brassières (pour des raisons pratiques et non pas féministes ni économiques) se lança dans une longue argumentation. Elle ne fit pas changer d'avis l'ex-bridiste, mais elle se mérita des compliments pour sa bonne répartie et ses opinions débattus aisément et efficacement.
Ce n'est que plus tard, toujours sans vraiment être consciente de la cause, elle se prouva à nouveau. Cette fois, contre le simili marseillais, et ce, à coup de poing et de pied sur la scénette du petit bar achalandé. Bien que le mec l'eusse fait tomber par terre de tout son long, elle le maîtrisait, une main à la gorge et l'autre sous l'aisselle (point de pression! point de pression!). L'immense bossboy dû occuper le rôle de bouncer un instant, mais ce fut inutile. Le simili marseillais s'avoua vaincu, à la grande surprise de la nouvelle féministe. La testostérone dans l'air descendue d'un cran et tous reprirent leur conversation comme si rien ne s'était produit.

«T'es comme un gars manqué!
-Ouais, mais si j'avais été un gars, j'aurai été aux gars...»

mercredi 13 janvier 2010

janvier; saison morte

Il faisait froid. De beaux gros flocons tombaient paisiblement sans sembler se soucier d'où ils attérriraient. Un mélange de glace, de neige fraiche et de gravier craquait sous les pas des passants.
Armée de CV à des fins professionnels et de sa coloc pour le support moral, elle parti arpenter les rues avoisinantes.
Bars, restaurants, cafés, magasins de vêtements, tout peut faire l'affaire, l'important est de payer son loyer et ses dépenses personnelles. Quoiqu'une fois arrivée en avant du commerce en question, c'est autre chose. Ce bar est trop louche, ce restaurant trop huppé, ce café peu payant, et pourquoi vendre des vêtements?
Et le froid. Le vent glaçait ses joues. Ses doigts ne pouvaient plus sortir de ses poches de manteaux où ils étaient un peu plus au chaud. Ses orteils donnaient l'impression d'avoir enflés au point de ne plus jamais pouvoir ressortir de ses bottes. Ses cuisses frottaient sur ses jeans moulants. La pause café devenait impérative. Un bon cappuccino dans une tasse de verre. Le lait chaud au fond, le café au centre et la mousse au dessus. Représentation géante des cappuccinos maisons de Lack of Sound.
Une fois les pieds ayant repris leur format régulier, la recherche pouvait reprendre son cour.
Une belle heure de marche, très peu concluante. Mais vendredi ça recommencera de plus belle et cette fois les résultats seront en conséquence. Promis juré craché.

mardi 12 janvier 2010

Un premier A de vie universitaire, ça se fête non?
En tout cas ça motive à continuer. À errer d'un local à l'autre pour annuler un cours, s'en faire créditer un autre, payer ci, imprimer ça, voir une conseillère, puis café-cigarette... C'est compliqué la vie d'étudiante cool.
Compliqué, parfois valorisant. Mais à quoi bon? L'enseignement; le journalisme; la présidence du monde entier? Ou simplement la SDFerie.

jeudi 7 janvier 2010

La clé du bonheur

La vie est simple après tout. Il ne suffit que d'arriver à oublier les questions sans cesse chavirant l'esprit. Il faut les abolir. De cette façon, tout devient simple. C'est comme être idiot. Mais être totalement idiot peut être traitre, car l'idiot moyen ne réalise pas à quel point il est heureux. Ainsi, une vie heureuse se résume à être brillant, tout en sachant se comporter comme un idiot.
Les sentiments rendent malheureux. Ils sont porteurs d'une quantité incroyable de questions malheureusantes. L'idéal est de savoir vivre les émotions positives telles la joie, l'amour et ainsi de suite, tout en bloquant les sentiments négatifs. Cela dit, un tel exercice réside en une quasi impossibilité d'exécution.
L'humain, se caractérisant en autre par ses émotions, est donc un animal perpétuellement malheureux. À moins d'être un de ses humains surdoués dans un domaine non gratifié dans les écoles communes.

dimanche 3 janvier 2010

C'est l'histoire d'un anglais

Il tomba amoureux au mois de février, d'une jeune voyageuse. Comme elle repartait à la fin mars, il attendit patiemment son retour à Londres en mai. Malheureusement ce ne fut que pour une courte journée qu'elle accepta de le revoir.
Monsieur planifiait également voyager. Son idée était toute faite. Il irait voguer sur les mers des caraïbes à bord des bateaux qui accepteraient de l'engager. Il rêvait d'être un sea gypsy. Mais avant il devrait faire un tour à Montréal, revoir la jeune femme de ses rêves.
C'est en juillet qu'il atterrit à P.E.T. Il faisait chaud, beaucoup plus qu'il ne l'aurait imaginé. Ils étaient contents de se retrouver. Ailleurs mais les mêmes. Enfin presque. Elle travaillait beaucoup, lui visitait seul les rues de la métropole. Elle le sortait dans les festivals, restaurants et bars, lui comptait minutieusement ses sous même si le taux de change le favorisait ridiculement. Elle parlait français la plupart du temps, avec amis et collègues, il ne connaissait rien de cette langue de grenouille.
Au bout de dix jours, cette histoire prit fin. C'était parfait ainsi. Il reprochait aux montréalais de parler trop français. Il ne voulu rien manger d'autre que les fameuse beans aux tomates sur des toasts accompagnées de cheddar. Elle était épuisée de ses longues journées où travail et sortis s'étaient toujours rapidement enchainés. Lui était déstabilisé. Au bout de dix jours, cette histoire prit fin, et c'était pour le mieux.
L'anglais refit donc le chemin vers Londres où il resta quelques temps pour mieux repartir.
La mer des Caraïbes s'avéra plus belle que dans ses rêves. Le soleil plus fort qu'à Montréal, les gens plus amicaux que chez lui, la vie plus légère.
Il voga longtemps à bord du bateau où il se fit engager. La vie était belle, mais son esprit ne pu rester à bord très longtemps. Ses pensées ne convergeaient que sur une chose: la femme de sa vie. Elle était loin. Elle était belle. Elle était tout ce dont il désirait.
Avec les jours, la mer devint difficile à côtoyer, le soleil brulant, les nuits porteuses de cauchemars, le travail difficile. Ses pensées s'enfuirent alors définitivement au nord du continent américain afin de caresser en rêve la seule femme qu'il n'eut jamais aimé.
Au nouvel an, une seule résolution lui vint à l'esprit. Il lui fallait retrouver cette jeune fille, et pour lui plaire, apprendre le français. Il irait habiter avec elle. Vivre à ses côtés. Parler sa langue. Ils ne feraient alors plus qu'un.

Au matin du premier janvier, la canadienne pris connaissance de son courrier machinalement en buvant son premier café de l'année. Elle fut alors contente de recevoir des nouvelles de son ami anglais. L'histoire d'amour étant terminée, elle était prête à entretenir une amitié à longue distance. Quelle fut sa surprise en lisant les dernières lignes. Il faisait la promesse d'aller la rejoindre au cours des trois prochains mois, et ainsi ils pourraient vivre la vie heureuse dont ils ont toujours rêvée.
«Il a réalisé qu'il ne pourrait ni parler espagnol, ni vivre comme Jack Sparrow, pauvre mec. Il ne sera malheureusement pas plus heureux chez des francos. Il faut lui faire de la peine avant qu'il n'entreprenne sa grande aventure par ici où son coeur se brisera pour toujours.»
Ce n'est cependant pas évident de briser volontairement le coeur de quelqu'un.

samedi 2 janvier 2010

Have a GoodYear!
En espérant que vous souhaitiez avoir un pneu!